mardi 27 janvier 2009

Le Macintosh fête son 25e anniversaire

Personne ne doutait qu'il s'agissait d'un événement historique

22 janvier 1984 : la foule assistant au Super Bowl, la finale du championnat de football américain, découvre un clip publicitaire réalisé par Ridley Scott, qui deviendra culte dans les années qui suivront. « Le 24 janvier, Apple Computer lancera le Macintosh. Et vous verrez pourquoi 1984 ne sera pas comme '1984' », scande le spot, en référence au roman de George Orwell. Le jour J, Steve Jobs dévoile la machine devant 3 000 personnes réunies à Cupertino. « Personne ne doutait qu'il s'agissait d'un événement historique », raconte l'analyste Richard Doherty, de l'Envisionering Group. Vendu 2 495 $, le Macintosh est le premier ordinateur personnel à fonctionner avec une souris et une interface graphique, en lieu et place de la ligne de commande. En réalité, l'Apple Lisa, lancé l'année précédente, reposait déjà sur une interface graphique, mais, vendu près de 10 000 $, il n'était pas parvenu à s'imposer. C'est donc le Macintosh, avec ses 128 Ko de mémoire vive, son processeur cadencé à 8 MHz, son écran monochrome 9 pouces et son lecteur de disquette 3 pouces, qui devient la première vedette de l'informatique personnelle.

En 1986, Apple met à jour sa machine en quadruplant la quantité de RAM embarquée (512 Ko), et en permettant aux utilisateurs d'y installer jusqu'à 4 Mo. L'année suivante, le Macintosh II voit le jour. La machine, qui constitue le haut de gamme de la marque à la pomme, rompt avec le format tout-en-un de ses prédécesseurs. Elle innove également en proposant des emplacements pour disques durs et en renfermant un processeur Motorola 68020 à 16 MHz. Parallèlement, Apple lance le Mac SE, qui complète la gamme, et permet au constructeur de compter un million d'utilisateurs de ses ordinateurs personnels.

La suite de cette 'success story' passe par le lancement des premiers Mac portables en 1989, l'abandon des processeurs Motorola 680x0 en 1993 au profit des Power PC, l'avènement du Power Mac G3 en 1997, une année qui marque également le retour de Steve Jobs à la tête du groupe après douze ans de disgrâce. En 1998, c'est au tour de l'iMac de voir le jour : Apple inaugure la présence des ports USB sur ses machines et délaisse les connectiques SCSI. L'iBook est commercialisé en 1999 et bénéficie d'un ravalement de façade en 2001, en même temps que sort le PowerBook G4, Mac OS X et l'iPod. En 2006, les puces Intel font irruption dans les Mac. Ce sont d'abord l'iMac et le MacBook Pro qui remplacent leurs processeurs PowerPC par les CPU Intel, puis, dans le courant de l'année, toute la gamme Mac. Le constructeur lance parallèlement Boot Camp et des outils de virtualisation, qui autorisent les utilisateurs à faire fonctionner Windows sur leurs machines estampillées d'une pomme.

En 2008, un an après la sortie de l'iPhone, le MacBook Air devient l'ordinateur portable le plus léger du marché. Il est construit en aluminium, comme les MacBook et Macbook Pro qui sortent en fin d'année. Encensés par les uns, décriés par les autres qui ne les voient que comme des machines réservées aux 'happy fews', les appareils signés Apple peuvent se targuer de compter un public fidèle. A tel point que, dans un marché des PC en pleine déconfiture, le constructeur américain se paye le luxe de voir ses ventes progresser de 9% sur un an au premier trimestre de 2009. Un trimestre présenté comme le meilleur de l'histoire d'Apple, mais qui est marqué par le retrait - provisoire - de Steve jobs pour raisons médicales. Et déjà les Cassandre redoutent que l'éloignement du patron charismatique ne signe le début de la fin d'Apple, vingt cinq ans après l'avènement du révolutionnaire Macintosh.

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-le-macintosh-fete-son-25e-anniversaire-27918.html

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