mardi 10 juin 2008

Microsoft fait un petit pas vers la parallélisation du code

Microsoft a consacré des sessions de sa conférence développeurs TechEd tenue la semaine dernière à Orlando pour faire le point sur ses avancées en matière de parallélisation du code

Pour Brian Harry, un des pontes du développement chez Microsoft, il s'agit d'une tendance inéluctable. Tout ce qu'il était possible de faire au niveau de l'exploitation des systèmes multi-coeurs par le matériel a été fait, estime-t-il. Il reste à assurer une programmation parallèle, ce qui est loin d'être aisé, dans la mesure où une même donnée peut subir plusieurs opérations en même temps.

Afin de simplifier l'écriture d'un code parallèle au-dessus de sa plateforme .Net 3.5, Microsoft propose donc une boîte à outils, dite « Parallel Extensions », disponible dès aujourd'hui en mode 'technology preview' (donc à des fins de tests uniquement). Pour Sivaramakichenane Somasegar, vice-président responsable de la division développeurs de Microsoft, il s'agit juste d'un petit pas (en VO, un « baby step »). La prochaine étape sera de faire en sorte que la parallélisation du code soit accessible à tous les développeurs, et pas seulement à une élite.

Parmi les bénéfices de la programmation parallèle, on relève bien sûr les gains de performance, puisque tous les coeurs disponibles d'une machine sont alors mis à contribution. Le blog de Microsoft consacré à la parallélisation montre ainsi comment écrire en C++ un ensemble de Mandelbrot (du nom de Benoît Mandelbrot, qui a le premier défini les fractales). Mais cela a aussi une incidence d'un point de vue écologique : une meilleure exploitation des processeurs s'inscrit typiquement dans la liste des meilleures pratiques du Green IT.

Pour en savoir plus :

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-microsoft-fait-un-petit-pas-vers-la-parallelisation-du-code-26281.html

Silverlight 2 pourra être programmé en Ruby ou Python

Les langages de script Ruby et Python pourront être utilisés pour développer des interfaces en Silverlight

Microsoft l'a annoncé en fin de semaine dernière, lors de sa conférence TechEd pour les développeurs à Orlando. Brian Goldfarb, responsable de la division développeurs de Microsoft, a même parlé d'Apax (pour Python) et d'Arax (pour Ruby), en référence à Ajax (Asynchronous Javascript and XML), la solution pour dynamiser des pages Web à l'aide du langage Javascript.

Silverlight est une technologie de Microsoft concurrente du Flash d'Adobe, se présentant sous la forme d'un plug-in pour navigateurs, permettant d'afficher de la vidéo et du contenu dynamique. La version 2, aujourd'hui en bêta, intégrera la plateforme .Net, ce qui permettra de réaliser des interfaces Silverlight à l'aide des outils de développement classiques, typiquement Visual Studio. Et parmi les langages de cet atelier, C# et Visual Basic.

Ruby et Python s'ajouteront donc à la liste, et Brian Goldfarb a en outre indiqué que Microsoft mesurait actuellement le niveau d'intérêt des communautés Perl et PHP pour supporter également ces langages dans Silverlight 2.

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-silverlight-2-pourra-etre-programme-en-ruby-ou-python-26277.html

lundi 9 juin 2008

Deux mafias derrière 95% des attaques par pourriels personnalisés

Les mafias ont fait d'Internet un terrain de chasse privilégié. Elles s'épanouissent dans cette zone de non-droit, faute de coordination efficace entre les Etats

Une enquête conduite par Verisign démontre encore une fois que le piratage sur Internet est désormais entre les mains du crime organisé. Après être remontée à la source de 66 ces attaques ciblées d'hameçonnage par courriel (ou 'phishing') sur un an, la société affirme que deux mafias sont derrière 95% de ce type d'attaque.

Contrairement aux pourriels de masse, l'hameçonnage ciblé utilise des informations personnelles pour mieux circonvenir la victime. Le but est d'induire un comportement dangereux pour la sécurité du destinataire : pièce jointe piégée, accès à un site dangereux. Les pirates cherchent à ouvrir une 'back door' sur la machine attaquée.

Verisign estime que ces deux associations auraient fait 15 000 victimes au cours de 15 derniers mois. Depuis avril, l'alarmante recrudescence de ce type d'attaque montre que les pirates possèdent désormais une dangereuse expertise.

Une convention sur la cybercriminalité très peu prisée des Etats

En avril dernier, un courriel annonçant une inculpation fut envoyé à des cadres dirigeants. Ce fut, paraît-il, un succès. En mai, 2 000 personnes ont reçu un courriel supposé provenir de différents services fiscaux américains...

L'ampleur de la menace des pourriels est jugée telle que l'OCDE appelle ses pays membres à s'unir pour la contrer. L'organisme déplore un manque de coordination dont profitent les pirates.
De son côté le Conseil de l'Europe propose une Convention sur la cybercriminalité depuis 2001. En Europe, des pays comme la Russie, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la Suisse ne l'ont toujours ni signée ni ratifiée. Ailleurs, le Canada et le Japon sont aussi dans ce cas. Son principal objectif est de poursuivre "une politique pénale commune destinée à protéger la société contre le cybercrime, notamment par l'adoption d'une législation appropriée et la stimulation de la coopération internationale".

En savoir plus :

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-deux-mafias-derriere-95-des-attaques-par-pourriels-personnalises-26270.html

Une ferme de calcul Carri Systems à Supélec campus de Metz

Une belle histoire pour ce 'cluster' bien né, et astucieusement conçu

La ferme de calcul InterCell est maintenant en fonctionnement dans les locaux de Supélec campus de Metz. C'est une opération du CPER Lorrain (Contrat de Projet État-Région), financée par l'INRIA et déployée par Supélec campus de Metz.

Point de machine Dell ou HP dans ce cluster. La société Carri Systems a damé le pion aux grands constructeurs pour la mise en place de cette solution. Nous avons interrogé à ce sujet Patrick Mercier, responsable des ressources informatiques, Supélec campus de Metz et Ludovic Darmon, directeur commercial, Carri Systems.

Pourquoi Carri Systems, plutôt qu'un des grands du monde informatique ? Patrick Mercier répond - non sans malice - que "Carri Systems a su fournir le bon matériel au bon moment", avant de préciser les raisons qui ont mené à ce choix. Tout d'abord, la réactivité de cette société française a été un argument essentiel pour les responsables du projet. Carri Systems a aussi su créer des configurations sur mesure, finement adaptées aux besoins de l'InterCell (qui nécessite une bonne capacité de calcul et une large bande passante).

512 cœurs et cinq équipes

Chacun des 256 nœuds du système s'architecture autour d'un processeur bicœur Intel Xeon 3075 cadencé à 2,66 GHz et de 4 Go de mémoire (soit un total de 512 cœurs). Le tout est interconnecté en Ethernet Gigabit par un routeur Cisco et fonctionne sous Linux. Quatre nœuds de secours sont également présents, tout comme cinq serveurs frontaux, qui peuvent piloter le cluster en mode interactif. Pour les tâches les plus lourdes, un système de file d'attente est disponible.

InterCell intègre plusieurs techniques permettant de limiter l'espace occupé et la consommation d'énergie. Ainsi, chaque rack 1U (un Carri Systems HighServer SR1520ML) accueille deux cartes-mères pour une seule alimentation. Résultat, la perte est moins importante au niveau du circuit d'alimentation et 128 racks sont suffisants pour accueillir les 256 noeuds. L'encombrement est ainsi réduit à seulement quatre armoires 42 U.

Le système de climatisation est également astucieux : la chaleur « pompée » dans la salle du supercalculateur est réutilisée pour le chauffage du reste du bâtiment. Ceci permet de récupérer 25% de l'énergie consommée par le système de climatisation.

InterCell est à la fois une plate-forme de validation pour Algorille (Algorithmes pour la grille, équipe du Loria de Nancy), mais aussi un outil de travail pour plusieurs laboratoires : Cortex (Loria de Nancy), LMOPS (Laboratoire Matériaux Optiques, Photonique et Systèmes - CNRS), équipe « plasmas chauds » (LPMIA, pour Laboratoire de Physique des Milieux Ionisés et Applications) et l'UMI-2958 (Unité Mixte Internationale, CNRS et Georgia Insistute of Technology).

La présence de cinq intervenants principaux explique celle d'un nombre égal de serveurs frontaux. Ainsi, chaque équipe dispose de son propre accès au cluster, qu'elle peut piloter à sa guise.

La suite ?

L'InterCell est maintenant entré en phase de production. Prochainement, son accès sera probablement ouvert à d'autres chercheurs. Notez que Patrick Mercier travaille également à l'élaboration d'une ferme de calcul comprenant seize machines et autant de cartes graphiques Nvidia. Elle se destine au GPGPU et à Cuda. Carri Systems fournira - là encore - le matériel nécessaire.

Ludovic Darmon nous signale que la compagnie n'en est pas à son premier cluster… ni à son dernier ! La société vient en effet de recruter deux nouveaux spécialistes HPC (High-Performance Computing). Elle a également ouvert une agence Rhône-Alpes située à Grenoble.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2008/06/06/une_ferme_de_calcul_carri_systems_a_supelec_campus_de_metz

vendredi 6 juin 2008

SUSE Studio, la distribution Linux à la demande

SUSE Studio permet de définir les caractéristiques de votre distribution Linux, en ligne. Une version prête à l'emploi peut alors être téléchargée

Le dernier projet de Novell pourrait transformer l'idée même que nous nous faisons des systèmes d'exploitation. Avec SUSE Studio, l'utilisateur peut construire sa propre distribution Linux en ligne.

Ce dernier définit les paquets logiciels qui devront y être intégré, les éléments de configuration du système, etc. Il lui est même possible d'ajouter des paquets externes, comme - par exemple - des applications développées en interne.

SUSE Studio se charge alors de créer une distribution Linux qui peut prendre plusieurs formes : une image disque prête à l'emploi (déploiement sur des disques durs, installation sur une clé USB, etc.), une image virtuelle pour VMware ou Xen, ou un Live CD/DVD (qui permet aussi l'installation du système sur un ordinateur).

Ce concept intéressera en tout premier lieu les personnes qui distribuent des appliances réseau. Elles pourront créer une distribution Linux personnalisée, fortement optimisée et adaptée (au choix) aux machines x86 32 bits ou 64 bits. Une large gamme d'interfaces utilisateur est accessible : console, Gnome, KDE et une version minimale de X.

SUSE Studio exploite les concepts de la distribution Linux SUSE JeOS (Just enough Operating System). Le projet est actuellement disponible en version alpha, à cette adresse. Seules quelques personnes ont accès au programme de test. Novell devrait toutefois étendre prochainement ce service à d'autres utilisateurs.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2008/06/05/suse_studio_la_distribution_linux_a_la_demande

Les Google Gadgets arrivent sous Linux

Les développeurs sont en train de mettre la touche finale à l'adaptation de la plate-forme Google Gadgets pour Linux

Google Desktop est disponible en version Linux, pour les processeurs x86 32 bits et 64 bits. Il permet d'effectuer des recherches sur votre ordinateur, mais aussi de retrouver des informations présentes au sein de vos fichiers et de lancer des applications.

Face aux versions Windows et Mac OS X, une fonctionnalité importante manque cependant encore à l'appel : les Google Gadgets. Il s'agit de petits utilitaires qui apparaissent sur le fond d'écran du bureau. Aujourd'hui, plus de 1.000 gadgets (1001, pour être précis) sont disponibles.

Bonne nouvelle, un logiciel spécifique permet à Linux de lancer ces utilitaires. Il fonctionne aussi bien sous GTK+ que QT. L'interface en GTK+ offre cependant une barre latérale similaire à celle proposée dans la version Windows de Google Desktop. Google Gadgets for Linux peut être téléchargé à cette adresse.

Attention cependant car ce logiciel est encore en cours de développement. De même, l'archive ne comprend que le code source de ce programme. Si vous disposez d'un compilateur C sur votre machine, un simple « ./configure; make; make install » à partir de la ligne de commande permettra de configurer, compiler et installer ce logiciel.

Les développeurs se pencheront sur cette page : elle constitue le point d'entrée pour créer de nouveaux gadgets ou des modules pouvant étendre les possibilités du moteur de recherche de Google Desktop.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2008/06/05/les_google_gadgets_arrivent_sous_linux

Paris offre un supercalculateur de 147 Tflop au Cines

La France et l'Europe fourbissent leurs armes pour devenir des acteurs de poids sur la scène des supercalculateurs

A l'occasion des journées Ter@tec sur le calcul haute performance, au Génocentre d'Evry, Valérie Pécresse, la ministre de la Recherche, a ainsi annoncé l'acquisition d'un cluster destiné au Cines, le Centre informatique national de l'enseignement supérieur, à Montpellier.

D'une puissance de 147 teraflops - soit 147 000 milliards d'opérations en virgule flottante par seconde - le supercalculateur a coûté 9 M€ à l'Etat et devrait, selon la ministre, porter à 470 Tflop la capacité de calcul de la recherche académique. Une puissance atteinte notamment grâce aux améliorations apportées aux clusters installés au sein du CEA, du CCRT (Centre de calcul recherche technologie), de l'Idris (Institut du développement et des ressources en informatique scientifique) et du CNRS. Avec ses 147 Tflop, le supercalculateur du Cines se classe en 3e position du classement Top 500, qui recense les machines les plus puissantes du monde. Sur la première marche du podium, l'indéboulonnable Blue Gene d'IBM trône depuis 2004 et affiche une capacité de 478 Tflop.

Ce chiffre risque cependant d'être prochainement balayé, après que Roadrunner aura pris son service. Lui aussi mis au point par IBM, ce cluster devrait être le premier de l'histoire à franchir le cap du petaflop. Une capacité impressionnante qui doit constituer, selon Valérie Pécresse, la prochaine étape à atteindre pour la France. Ou plutôt pour l'Europe, car un Etat isolé n'y parviendra pas.

Une coopération internationale indispensable

C'est pourquoi, 14 pays européens, dont la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Espagne et le Royaume-Uni, mettent en commun leurs efforts à travers le programme Prace (Partnership for advanced computing in Europe). Leur but : créer trois à cinq supercalculateurs d'une capacité minimum d'un petaflop en Europe.

Doté par Bruxelles d'une enveloppe de 40 M€, Prace devra trouver d'importantes sources de financement pour atteindre ses fins. Les coûts de fonctionnement d'une installation petaflopique s'élèvent en effet entre 100 M€ et 200 M€ par an, selon Achim Bachem, du centre de recherche allemand de Jülich. Et il faut compter sur environ deux fois cette somme pour la construction.

Le jeu en vaut la chandelle, si l'on s'en tient aux propos de Viviane Reding, la Commissaire à la Société de l'information, selon laquelle « les supercalculateurs sont les cathédrale de la science moderne, des outils essentiels pour repousser les frontières de la recherche au service de la prospérité et de la croissance européennes ».

[NdR : Félicitations au CINES, Francis on l'arrose quand ? :-) ]

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-paris-offre-un-supercalculateur-de-147-tflop-au-cines-26257.html

jeudi 5 juin 2008

Opération campus : quatre places à pourvoir pour la deuxième vague

Valérie Pécresse a annoncé les six projets retenus par le comité de sélection de l’opération campus.
Sept dossiers sont en lice pour le second appel à projets.
La liste des 10 projets gagnants sera connue mi-juillet

Le 28 mai 2008, le comité de sélection de l'opération Campus s'est réuni afin d’examiner les 46 dossiers de candidature adressés au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Six projets ont été retenus. Il s’agit de Bordeaux, de Grenoble, de Lyon (les sites La Doua et Charles Méreiux), de Toulouse (seulement Rangueil et Toulouse-centre), de Strasbourg (uniquement le site Historique-Esplanade) et de Montpellier.

Selon Valérie Pécresse, tous ces projets remplissent les critères posés par le cahier des charges de l’opération campus : ambition scientifique et pédagogique du projet, urgence de la situation immobilière, développement d'une vie de campus et caractère structurant pour un territoire. 19 universités, 17 écoles et tous les principaux organismes de recherche sont impliqués. Répartis dans 5 régions ces projets concerneront 340 000 étudiants et 13 000 chercheurs publiants.

Pour la deuxième vague de l'appel à projets les équipes ont jusqu'au 27 juin pour déposer un dossier. Les 4 projets finalistes seront connus vers la mi-juillet.

Les sept projets présélectionnés

Suite à la publication des six dossiers retenus, Valérie Pécresse a annoncé sept projets « favoris », qui selon elle « ont du potentiel et ont besoin d’être retravaillés ». Il s’agit des projets Aix-Marseille, Lille, Nancy-Metz, Paris-Centre, Paris-Est, Paris-Aubervilliers et Saclay. 33 projets n’ont pas remplis les conditions des critères de sélection. Cependant, la ministre a affirmé que plusieurs de ces projets bénéficieront d’un accompagnement particulier du ministère pour aider leur réalisation

Le cas de Paris

Le jury, composé de huit personnalités indépendantes* n'a distingué aucun projet parisien, alors que l'Ile-de-France regroupe 27 % des étudiants. La ministre a invoqué un manque de logique de la part des équipes franciliennes. Selon le jury, ces projets manquent de coordination, notamment sur les questions étudiantes.

Reconnaissant la particularité du cas de Paris (offre universitaire éparpillée sur 130 sites, de 100 m² à 80 000 m², qui répondent à quatre statuts fonciers distincts), la ministre a annoncé le lancement d'un audit sur le patrimoine immobilier parisien. Il a pour objectif de forger une vision partagée afin de donner aux universités parisiennes un environnement à la hauteur de leur qualité scientifique et les rendre plus attractives sur la scène internationale.

Cette absence a néanmoins suscitée de nombreuses incompréhensions et quelques mouvements d’indignation de la part de plusieurs acteurs de la communauté universitaire de Paris et de la région Ile-de-France.

Selon Valérie Pécresse, un projet francilien « ou deux », devraient faire partie des quatre finalistes. Le projet « isolé et non structurant » remis par le plateau de Saclay lors de la première vague fait notamment parti des favoris. Les acteurs scientifiques qui ont constitué le dossier sont d’ailleurs invités à profiter de la dynamique lancée par ce premier document pour revoir leurs propositions lors de la deuxième vague de l’opération campus.

Enfin, la ministre a insisté sur le fait que les projets non retenus seront pris en compte dans le choix des priorités des crédits CPER (contrats de plan/de projets Etats Région) et de mise en sécurité dès 2009. Elle s’attachera également à réaffecter les crédits dégagés en fonction des urgences exprimées.

Les 10 projets de campus seront connus le 11 juillet 2008. Le lancement opérationnel de l’opération devrait débuter dès 2009.

* Guy Aubert (ancien directeur général du CNRS), Françoise Benhamou (professeur à l’université de Rouen), Hubert Blanc (conseiller d’État honoraire), Catherine Cesarsky (membre de l’académie des sciences), Jean-Lou Chameau (président de Caltech, située à Los Angeles), Robert Lacroix, (ancien président de l'université de Montréal), Jacques Glowinski (chercheur de l’Inserm) et Gilles Pélisson (directeur général du groupe Accor).

Source : AMUE - http://www.amue.fr/presentation/articles/article/operation-camus-quatre-places-a-pourvoir-pour-la-deuxieme-vague/

Les rencontres du Libre

Les rencontres mondiales du logiciel libre se dérouleront en juillet, à Mont de Marsan. En plein débat sur l’économie numérique, une note dissonante ?

C’est à Mont de Marsan que se déroulera la neuvième édition des Rencontres mondiales du logiciel libre, du premier au cinq juillet prochain. Cette manifestation, qui permet aux développeurs de la communauté du libre de se rencontrer physiquement et d’échanger sur leurs projets, est également ouverte au grand public, ainsi qu’aux intervenants de l’étranger. Ce 3 juin, à la Cantine, à Paris, ses organisateurs ont présenté le programme de ces journées. Un programme également accessible sur le site rmll.info.

Quelques jours auparavant, lors du lancement des Assises du numérique, Eric Besson, secrétaire d’Etat au développement de l’économie numérique, a dévoilé vingt sept pistes du plan pour l’économie numérique. Lesquelles prévoient notamment de se fixer l’objectif de réserver 20% des marchés publics aux logiciels open source et de considérer l’aide au logiciel libre comme du mécénat.

Standard, vente liée et install party

Ce sont manifestement d’autres préoccupations qui ont inspiré la programmation des conférences ayant trait à la gouvernance, à Mont de Marsan. Ainsi, le 3 juillet, l’une d’elle sera consacrée à “ standards et normes, entre monopole et compétition, quelle régulation ? ” Pour cette table ronde, d’une actualité brûlante, alors que le RGI est toujours bloqué, les organisateurs s’appliquent actuellement à obtenir la participation d’un représentant de l’Union européenne et du gouvernement français.

Autre sujet, la vente liée de logiciels avec du matériel informatique “ enjeu majeur pour les logiciels libres ”, traité lors d’un atelier où seront présentées les modalités d’une action en justice contre cette pratique.

Mais la gouvernance est loin d’être le seul sujet de ces rencontres : au total, ce sont 260 ateliers et conférences qui sont prévus. Dans le domaine médical, la question du DMP, dossier médical personnel, sera également abordé. Et les problématiques des collectivtés locale et territoriales ne sont pas oubliées, avec des ateliers qui prévoient des échanges avec élus et agents.

Le grand public est le bien venu, pour lequel ont été prévues, le soir, des “install parties”, au cours desquelles les programmeurs installeront Linux sur les disques durs de ceux qui le souhaitent. Par ailleurs, des intervenants ou invités du monde entier sont attendus. Les organisateurs attendent déja des visiteurs de 25 pays différents, dont, par exemple des représentants du ministère de l’industrie du Vietnam. En tout, la venue de 3.000 personnes est espérée, autant que lors des rencontres de l’an dernier.

Les “rencontres” ont également leurs stars, dont, notamment Richard Stallman, qui participera à deux conférences, dont l’une sur la licence GPLv3, et Janina Sajka, spécialiste américaine de l’accessibilité.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2008/06/04/les_rencontres_du_libre_adoptent_le_standard_foie_gras_

Microsoft offre Exchange Labs à ses clients Live@edu

Microsoft complète son ensemble de services de communication et de collaboration à destination des étudiants et établissement avec Exchange Labs

Microsoft répond aux offres de Google dans le domaine de l’éducation et annonce Exchange Labs pour les établissements scolaires et universitaires qui ont choisi son ensemble de services de communication et de partage de fichiers hébergés dans le cadre de son offre Windows Live@edu.


L'hébergement Microsoft dans l'établissement

Avec Windows Live@edu, les écoles et universités peuvent fournir gratuitement à leurs étudiants tout un ensemble de services étiquetés Live avec une adresse e-mail, un nom de domaine personnalisable, la messagerie instantanée, un espace pour les blogs, un espace de travail collaboratif… . A tout ceci vient donc s’ajouter Exchange Labs qui apporte quelques plus par rapport à Windows Live Hotmail.

L’espace de stockage passe ainsi à 10 Go avec une limite de 20 Mo par pièce jointe. Les étudiants peuvent aussi bénéficier d’un annuaire intégré, du partage des agendas et des contacts, du travail avec Outlook et d’un accès en situation de mobilité.

Pour en savoir plus

[NdR : Microsoft m'a fourni un compte pour tester cette nouvelle plate-forme, on y accède sous le webmail OWA (Outlook Web Access) qui est extrêmemnt riche. C'est du lourd et cette offre se démarque maintenant du concurrent Google, qui, je n'en doute pas, va maintenant réagir à son tour...]

Source : Communiqué de Presse Microsoft et Generation NT