mardi 4 mars 2008

Microsoft aurait minoré les configurations "Vista Capable" pour rendre service à Intel

Les mauvaises nouvelles s'accumulent autour de Vista qui n'avait pourtant pas besoin de cela

Des faits gênants pour Microsoft viennent étayer le bien-fondé de l'action collective qui réclame des dédommagements pour tous les Américains qui ont acheté un micro-ordinateur sur la foi d'une étiquette annonçant la machine "Vista Capable".

C'est ainsi qu'un courriel de John Kalkman, directeur général de Microsoft en charge des OEM (original equipment manufacturers), évoque le fait que sa société a inclus dans la liste des machines "Vista Capable" des configurations équipées du composant graphique 915 d'Intel afin, semble-t-il, d'améliorer les résultats du fondeur en donnant un coup de pouce promotionnel à ce composant graphique. Connaissant le niveau médiocre des performances de ce type d'adaptateur graphique qui exploite la mémoire centrale comme mémoire vidéo et la voracité de Vista en matière d'affichage, on comprend le profit que comptent retirer les plaignants de ce paradoxe.

Autre perle cueillie dans l'impression dossier remis par les plaignants, ce message d'un membre du conseil d'administration de Microsoft qui explique à Steve Ballmer qu'il ne mettra pas à jour sa machine sous Vista et qui s'étonne : "Je ne comprends pas qu'un produit dont le développement a pris tant de temps dispose d'aussi peu de drivers"... L'explication est sans doute donnée dans une présentation réalisée par Dell en mars 2007. Des slides y dénoncent les changements de dernières minutes dans le code de Vista qui ont annihilé le travail des développeurs de drivers... A tel point qu'il n'était possible que de proposer un OS "bancal".

Mais faut-il tirer ainsi sur une ambulance ? A entendre Microsoft, la question ne se pose pas puisque Vista est un succès. Un succès inversement proportionnel à la facilité avec laquelle on peut encore se procurer Windows XP. A compter de juin, lorsqu'il ne sera plus possible d'acquérir XP, le succès de Vista sera donc total.

Il doit tout de même être possible d'améliorer encore ce succès. Surtout chez tous ceux qui ont encore le choix de ne pas s'équiper de Vista. Pour convaincre ceux-là, le prix ne doit pas être un handicap. Microsoft a donc décidé la semaine dernière de baisser les prix de vente au détail de son nouveau système d'exploitation.

Pour Microsoft, l'explication est limpide : "Nous avons alors constaté qu'en baissant le prix de 30 % en moyenne, le chiffre d'affaires correspondant augmentait de 80 %."

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-microsoft-aurait-minore-les-configurations-vista-capable-pour-rendre-service-a-intel-25490.html

lundi 3 mars 2008

Google Sites : la création de sites pour les nuls

Dans l'esprit de la fameuse collection "Pour les nuls...", le groupe américain banalise et démocratise l'édition de sites sur internet

Le géant de la recherche sur la Toile complète sa suite bureautique Google Apps. Son ambition, favoriser le travail collaboratif par le biais de la création "en un clic" de pages Web 2.0 personnalisées.

La puissante firme de Mountain View, vient d'annoncer la disponibilité d'une nouvelle application en mode "live". Cette dernière, nommée Google 'Sites', est le premier fruit technologique de l'acquisition -en octobre 2006- d'une jeune pousse de Palo Alto, spécialisée dans la création de Wiki : Jotspot...

Selon les premières informations disponibles sur le portail Google Suite, trois moutures sont au programme dont deux totalement gratuites, les versions "Standard" et "Education". Elles intègrent les outils, Sites, Docs, Talk, Calendar, Start Page.

Enfin, une version payante, baptisée "Premier" coûtera 50 dollars par an par utilisateur. "Sites" n'est pas encore disponible en Français.

Google Apps s'adresse à des utilisateurs professionnels qui ne souhaitent pas procéder à la laborieuse création d'un site Web de A et Z ; et cherchent une méthode alternative aux weblogs pour s'afficher sur l'incontournable 3W.

Sites peut être utilisé pour faciliter le travail d'équipe, créer un intranet d'entreprise. Un enseignant peut également créer sa page, et garder le contact avec ses élèves.

Les pages Web ainsi créées pourront accueillir de la vidéo (notamment via YouTube), des images (en mode Web avec Picassa), du texte (avec Docs), et les utilisateurs pourront y partager des données, par exemple des PDF. D'après, le porte-parole de Google, ces sites peuvent être montés en quelques minutes.

Cette nouvelle plate-forme apporte de multiples possibilités. Qui plus est, elle reste largement gratuite. Seulement Google, malgré sa force de frappe évidente, est en concurrence directe avec les autres ténors de l'édition, à commencer par IBM, Microsoft, Yahoo, mais aussi Novell.

Tous disposent de solutions similaires. Cependant, une chose est certaine, les utilisateurs d'UMPC, Cloubook, Eee et autres mini PC, doivent se frotter les mains et les éditeurs d'OS et d’applications payantes se ronger les ongles.

Dernier point, et pas des moindres. Comme à son habitude Google reste flou sur la question du stockage des données.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2008/02/29/google_sites____la_creation_de_sites_pour_les_nuls

Windows Vista: les tarifs sont confirmés à la baisse

La baisse des prix de Windows Vista est confirmée. Elle est particulièrement importante pour les versions "boîtes"

Microsoft espère relancer les ventes de Windows Vista aux États-Unis en baissant le prix des versions de mise à jour. Vista Édition Intégrale passe ainsi de 259,95 dollars à 219,95 dollars et Vista Édition Familiale Premium de 159,95 dollars à 129,95 dollars. La version complète de Vista Édition Intégrale passe également de 399,95 dollars à 319,95 dollars. Si ces nouveaux tarifs concernent les USA, Microsoft annonce souhaiter également baisser les prix pratiqués dans les autres pays.

La gamme est simplifiée pour les clients des pays émergents : pour Vista Édition Familiale (Basique ou Premium), les concepts de "mise à jour" et de"version complète" disparaissent pour ne laisser place qu'à une seule version.

Pour l'Europe, les baisses pourraient atteindre -46%. Windows Vista Édition Familiale (en version complète) passerait ainsi de 188 euros (Basique) et 223 euros (Premium) à 124 euros et 147 euros. La mouture Ultimate voit son prix fondre de plus de 44%, à 208 euros (contre 374 euros actuellement).

A noter qu'il n'est pas certain que cette baisse de prix, qui ne concerne que les versions " boite", ait un impact significatif sur les ventes globales de Windows Vista. De fait, l'essentiel des ventes est réalisé par les licences OEM. Microsoft aurait déjà écoulé plus de 100 millions de licences de Windows Vista.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2008/03/02/windows_vista__les_tarifs_sont_confirmes_a__la_baisse

vendredi 29 février 2008

Les facs françaises quasiment absentes du classement de Shanghai 2008

Au total, les universités françaises ne sont citées que neuf fois dans le classement des 500 premières mondiales, contre 308 pour les américaines

Les chercheurs de l'Université Jiao Tong de Shanghai viennent de publier l'édition 2008 du classement des 500 premières universités mondiales les plus performantes. Cette année, le classement a choisi de distinguer les universités par matière. Et si l'an dernier, une vingtaine d'universités françaises figuraient au palmarès, le classement 2008 n'en a distingué que neuf. Pire, dans certaines disciplines, comme les sciences sociales, aucun établissement français ne figure au classement.

En France, certains établissements parviennent tout de même à se distinguer. En sciences naturelles et mathématiques. l'université Paris 11 se place en 25e position, devant Paris 6 (31e), l'École normale supérieure (39e) et Paris 7 (entre la 77e et la 107e place). Dans ces disciplines, la première université européenne est celle de Cambridge (5e), la place de premier mondial revenant à Harvard, établissement américain situé dans le Massachusetts.

En sciences de l'ingénieur et en informatique, les universités françaises font encore moins bien. Seule, Bordeaux parvient à se hisser entre la 51e et la 75e place du palmarès. L'établissement du Sud-Ouest de la France est le seul établissement français, avec Paris 6, classé dans les 100 premiers mondiaux. En informatique, la première place européenne revient à l'institut technologique de Lausanne (18e). Dans cette catégorie, c'est de nouveau un américain, le prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui reste le grand vainqueur du classement 2008.

Rappelons que le classement de Shanghai est réalisé à partir de cinq critères : les lauréats du prix Nobel, le nombre de chercheurs de haut niveau, les articles parus dans Nature et Sciences et dans l'Index des citations (scientifiques et sciences sociales) et la performance universitaire de chaque faculté.

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-les-facs-francaises-quasiment-absentes-du-classement-de-shanghai-2008-25472.html

jeudi 28 février 2008

Bruxelles inflige à Microsoft une nouvelle amende record de 899 M€

Après avoir été condamné pour abus de position dominante, l'éditeur de Redmond est de nouveau sanctionné pour non respect des principes d'entente

899 M€, c'est le montant record de la nouvelle amende infligée à Microsoft par la Commission européenne. L'éditeur été condamné pour n'avoir pas rempli les obligations imposées par la Commission en mars 2004. La décision de 2004, qui a été confirmée par le Tribunal de première instance en septembre dernier, estimait que Microsoft avait abusé de sa position dominante (au sens de l'article 82 du traité CE) et que l'entreprise était tenue de divulguer des spécifications d'interfaces pour assurer une parfaite interopérabilité entre les serveurs de groupe de travail d'une autre marque et les PC et serveurs Windows, et ce à un prix raisonnable. Ce qu'elle n'a pas fait en temps et en heure.

Même si Microsoft avait finalement accepté, le 22 octobre 2007, de se plier aux exigences de Bruxelles, la Commission a donc décidé de condamner l'éditeur pour le caractère excessif des redevances qu'il imposait aux éditeurs tiers jusqu'à cette date. Soit, une amende de 899 M€, la plus salée jamais prononcée par l'exécutif européen. Et ce n'est pas la très récente ouverture des principales API annoncée récemment par Microsoft qui auront suffit à attendrir la Commission.

« C'est la première fois en cinquante années de politique de la concurrence dans l'UE que la Commission a dû infliger une amende pour non-respect d'une décision en matière d'ententes », a déclaré Neelie Kroes, commissaire chargée de la concurrence. « J'espère que la décision d'aujourd'hui clôt un chapitre sombre du dossier de Microsoft relatif au non-respect de la décision de la Commission de mars 2004 et que les principes confirmés par l'arrêt du Tribunal de première instance de septembre 2007 dicteront la conduite future de Microsoft ».

A la suite du procès de 2004, Microsoft avait été condamné à verser 497 M€ d'amende pour abus de position dominante. A l'époque, la Commission avait notamment enjoint Microsoft de publier les détails techniques de ses protocoles de communications embarqués dans les OS serveurs. Au regard des prix pratiqués pour l'obtention des informations d'interopérabilité, jugés déraisonnables, par Bruxelles, l'éditeur avait été condamné à une amende supplémentaire de 280,5 M€ l'année dernière.

La nouvelle condamnation de Microsoft n'a pas tardé à susciter de multiples réactions, à commencer par celle de l'April, l'ardente association défendant le Libre. Dans un communiqué, elle félicite Bruxelles et estime qu'il « aurait été inacceptable qu'une firme qui a violé les règles de la concurrence européenne, en toute connaissance de cause et pendant plusieurs années, voie ses sanctions financières revues à la baisse ».

La décision de la Commission ne marque cependant pas la fin des ennuis de Microsoft avec les 27. Mi-janvier, Bruxelles ouvrait en effet deux nouvelles enquêtes contre le groupe de Redmond, toujours liées à l'interopérabilité de Windows avec d'autres produits et à l'intégration de certains outils dans les OS.

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-bruxelles-inflige-a-microsoft-une-nouvelle-amende-record-de-899-meteuro-25459.html

mercredi 27 février 2008

Netscape, la fin

Le navigateur tire définitivement sa révérence

Rideau... AOL tire un trait définitif sur Netscape, le navigateur pionnier d’Internet. Le New York Times détaille la fin par le menu. Les concepteurs n’ont pas souhaité une disparition trop brutale. Ainsi, une ultime mise à jour sera offerte aux utilisateurs.

"Les utilisateurs verront une annonce de mise à jour, il s’agira de version 9.0.0.6 de Netscape", précise Tom Drapeau, directeur de la filiale Netscape d’AOL. "Une fois la mise à jour installée et mis en route, une annonce suivante apparaîtra informant de la date de fin du support et une invitation à migrer vers Flock ou Firefox".

Rappelons que dès la fin du mois de décembre dernier, Tom Drapeau invitait les usagers à utiliser Firefox, le navigateur développé par la fondation Mozilla. Flock - basé lui aussi sur la technologie Mozilla - quant à lui est un « navigateur social » qui propose une interaction avec des sites tels que Flickr ou Facebook.

Les nostalgiques désireux de rester sur Netscape devront toutefois s’attendre à ne plus disposer de mises à jour, de correctifs et de soutien technique à la fin du mois de février.

Ainsi disparaîtra Netscape, le premier navigateur qui a rendu la Toile accessible à tous. L’histoire débute en 1994, quand Marc Andreessen, crée un navigateur appelé Mosaic. Associé plus tard à Jim Clark, Andreessen modifie le nom de son logiciel. Netscape est né.

S’ensuivront quelques mois durant lesquels le navigateur parviendra à concentrer jusqu’à 80% de part de marché. Toutefois, l’embellie sera de courte durée.

La firme de Redmond, Microsoft, lancera dès 1995 une offensive de taille contre le puissant Netscape. Son logiciel de navigation, Internet Explorer, ne cessera dès lors de grignoter des parts sur son rival. Intégré d'office à Windows, l'application n'a pas eu beaucoup de mal à s'imposer et à prendre 98% du marché.

Ni l’ouverture du code, ni le rachat de Mosaic par AOL (4,2 milliards de dollars) ne parviendront à redresser la barre : la part de marché du navigateur tombera sous les 1%.

Mais Internet Explorer, aujourd’hui indiscutable leader des moteurs de recherche, voit lui aussi un rival de taille émerger : Firefox. Développé par la fondation Mozilla, le navigateur open source, connaît un succès grandissant auprès du grand public avec une part de marché qui dépasse les 10% dans le monde. Une revanche pour Netscape, père spirituel de Firefox.

Netscape restera sans aucun doute comme un acteur qui a contribué à faire de la Toile ce qu’elle est aujourd’hui, un produit de masse.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2008/02/26/netscape__la_fin

Sun lance un support 24/7 pour MySQL

Le rachat de MySQL par Sun est effectif. Sun en profite pour proposer un nouveau service de support de MySQL Enterprise

Sun Microsystems a finalisé le rachat de MySQL AB, pour un prix d'environ un milliard de dollars. Peu de changements devraient toucher l'équipe de MySQL AB et les objectifs - en termes de développements futurs - de l'outil de gestion de bases de données éponyme. La compagnie profite toutefois de cette annonce pour revisiter entièrement la gamme des produits distribués.

Un support 24/7 est dorénavant disponible pour l'ensemble des produits MySQL. La base de données open source, connue sous le nom de MySQL 5.0 Community Server, est bien entendu toujours disponible.

L'offre MySQL Enterprise est également accessible, avec un prix d'appel de 595 dollars par an et par serveur (une version de test est téléchargeable sur le site de l'éditeur). Elle comprend une base de données (MySQL Enterprise Server 5.0), une solution de monitoring complète (MySQL Enterprise Monitor) et un support exhaustif (MySQL Enterprise Production Support). La famille MySQL Enterprise comprend quatre membres : Basic (479 euros), Silver (1599 euros), Gold (2399 euros) et Platinum (3999 euros).

Nouveau produit, MySQL Enterprise Unlimited complète cette gamme avec brio puisqu'il permet de déployer une nombre illimité de serveurs sous MySQL Enterprise. Il comprend également un support 24/7 et un accès total à MySQL Enterprise Monitor. C'est l'équivalent de la solution MySQL Enterprise Gold… mais sans limite sur le nombre de serveurs installés. Un prix de 40.000 dollars est évoqué sur la page du produit.

Signalons enfin que la MySQL Conference & Expo 2008 se tiendra des 14 au 17 avril prochains, à Santa Clara.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2008/02/27/sun_lance_un_support_24_7_pour_mysql

Microsoft lance SkyDrive, son service de stockage en ligne

Microsoft vient de lancer la version finale de Windows Live SkyDrive, sa plateforme de stockage en ligne qu'il présente comme « un disque dur virtuel »

Le service permet à tous les titulaires d'un compte Windows Live de profiter gratuitement d'un espace de stockage de 5 Go.

Au-delà du simple hébergement de données, les utilisateurs peuvent partager leurs fichiers en les rendant entièrement publics ou en choisissant qui, parmi leurs contacts, peut modifier ou accéder à tel ou tel document. Dans tous les cas, les internautes souhaitant consulter les fichiers mis en ligne par d'autres devront eux aussi posséder un compte Windows Live.

Lancé dans 38 pays, le service illustre l'importance, qu'ont compris de nombreux acteurs du Web, d'offrir aux internautes la possibilité de stocker leurs données en ligne dans de larges volumes. Plus les utilisateurs déposeront de fichiers, plus il leur sera en effet délicat d'opter pour une solution tierce et d'accepter une migration lourde et délicate de leurs données. De plus, en fidélisant les internautes, Microsoft donne une chance supplémentaire à ses autres produits de trouver une oreille favorable.

Au-delà des apparences, SkyDrive ne s'inscrit pas en concurrence frontale des dl.free.fr, Box.net et autres gDrive, le futur stockage en ligne de Google. Le service de Microsoft ne permet en effet pas d'entreposer des fichiers dépassant 50 Mo. A titre de comparaison, dl.free.fr autorise par exemple de stocker des documents pesant jusqu'à 10 Go. Si Microsoft évitera certainement la polémique dont a pâti Free- sur l'hébergement de contenus soumis au droit d'auteur - il risque d'avoir des difficultés à séduire certains internautes, désireux de stocker de larges fichiers.

Source : http://micro.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-microsoft-lance-skydrive-son-service-de-stockage-en-ligne-1992.html

VMworld 2008 : ouverture sur un air d'administration et d'embarqué

Coup d'envoi de la première édition européenne de VMworld à Cannes, conférence utilisateur de VMware

C'est dans le mythique auditorium Louis Lumière du palais des Festivals de Cannes, le Saint des Saints du cinéma français, que Diane Greene, PDG de VMware, a inauguré sa première conférence utilisateur sur le sol européen. Devant un parterre de plus de 4500 personnes, la PDG du n°1 de la virtualisation, qui a le vent en poupe, a accueilli à bras ouverts la centaine de partenaires stratégiques et technologiques qui occupent les stands, un peu plus bas dans l'enceinte. Il faut dire que l'éditeur au milliard de dollars a vu les choses en grand. En témoigne la Croisette qui pendant les trois jours de la manifestation s'habille aux couleurs de VMWorld 2008, fanions au vent.

C'est ainsi tout un écosystème, ici européen, qu'a tenu à remercier Diane Greene au premier jour de la conférence, sans toutefois multiplier les annonces tonitruantes, qui avaient rythmé l'édition américaine, en septembre dernier. Au programme, l'annonce évidente, mais très attendue, de solutions de gestion automatisée et d'administration qui contrôleront l'ensemble du cycle de vie de la virtualisation. Quatre produits sont prévus : Site Recovery Manager, Lifecycle Manager, Lab Manager et enfin Stage Manager. Ainsi « nous couvrons l'intégralité du spectre du cycle de vie, du développement à la mise en production », a confié ensuite aux journalistes Karthik Rau, directeur marketing de VMware.

Lab Manager couvrira la gestion des phases de tests et de développement jusqu'à la phase de mise en production en provisionnant des environnements de test. Stage Manager assure les phases entre la pré-production et la production pour faciliter le déploiement. LifeCycle Manager supervise le cycle de vie des machines virtuelles - et éviter leur multiplication et leur éparpillement. Enfin, Site Recovery Manager doit faciliter la récupération de système.

Après avoir rappelé que la jeune société, après dix ans d'existence, rime actuellement avec croissance fulgurante - « la longue route pour devenir un acteur majeur » nuance-t-elle toutefois -, Diane Green a sollicité l'aide de ses partenaires pour aborder la question, parfois cinglante, des performances et de la stabilité d'ESX Server. « Trois labs sont ouverts pour l'occasion à VMworld 2008 », indique-t-elle, histoire de rassurer.

Et preuve à l'appui. Après l'exposé de BT sur le concept du datacenter virtuel pour démontrer la fiabilité du produit, c'est IBM, un des partenaires platinum de l'éditeur, qui est venu présenter « un record de performance » et pousser dans ses retranchements le concept de virtualisation d'applications : faire tourner un serveur Exchange sur huit machines virtuelles dédiées chacune à 2000 utilisateurs. Une prouesse selon le constructeur.

L'hyperviseur embarqué en point d'orgue

Au coeur du discours d'inauguration, trois annonces OEM autour de ESX Server 3i, l'hyperviseur embarqué, sont apparues. IBM, HP, puis Dell ont séparément décidé d'intégrer 3i par défaut dans certaines gammes de leur serveurs. Big Blue inaugure BlaceCenter Vmware ESX 3i, une lame optimisée pour la virtualisation, et présente le concept d'Instant virtualisation. Grosso modo, « on crée un marchine virtuelle, on configure et on déploie ».

HP lance de son côté 3i for HP ProLiant. Le directeur marketing de Dell, en forme, est venu présenter l'intégration de l'hyperviseur embarqué à toute la gamme PowerEdge. « VMware everywhere », scande le slogan du Texan. Couplé à l'intégration en natif sur ses serveurs, Dell lance un service en ligne de téléchargement de VMware (VMwareNow) qui porte, selon lui, la virtualisation à un clic. « On télécharge, on installe et ça marche. » Une facilité d'accès couplée à une simplicité de configuration - du moins sur le papier -, qui pourrait pousser la virtualisation entre les mains des PME.

Le thème de la sécurité est abordé au deuxième jour de la conférence.

[NdR de ce blog : superbe organisation et beau soleil ici à Cannes]

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-vmworld-2008-ouverture-sur-un-air-d-administration-et-d-embarque-25445-page-1.html

mardi 26 février 2008

Larousse s'ouvre aux contributions des internautes

Le système du « wiki », qui permet aux internautes de contribuer ou de modifier un contenu, inspire l'éditeur Larousse qui va tester ce type de service sur son site Internet

La société n'a rien laissé filtrer sur ses intentions si ce n'est que cette encyclopédie collaborative gratuite sera annoncée pour l'été. De plus, la phase de bêta est réservée à certains membres de la communauté.

Difficile toutefois d'éviter le parallèle avec Wikipédia, devenu une référence de la Toile malgré de nombreuses critiques. Nul doute que Larousse ne pourra compromettre son image en laissant la porte ouverte aux dérives en tous genres. Certains citent la possibilité de signer les articles et l'absence de modification totale d'un sujet comme le propose Wikipédia. D'autre questions restent en suspens comme le système de modération ou l'accessibilité du service.

Reste que le service de l'éditeur, s'il se confirme, est lancé tardivement. De nombreux sites ont leur propre wiki thématique et Wikipédia est désormais bien installé. L'image de marque de Larousse constitue cependant un sérieux avantage aux yeux du grand public.

Source : http://numerique.lemondeinformatique.fr/internet/actualites/lire-larousse-s-ouvre-aux-contributions-des-internautes-2875.html