mardi 27 novembre 2007

Pour Torvalds, la flexibilité est la force de Linux

Interrogé par les journalistes d'InformationWeek, Linus Torvalds fait le point sur ce que 2008 réservera à son système d'exploitation favori. Virtualisation, ou nouveaux matériels pour lui, la meilleure arme de Linux reste sa flexibilité

Pour Linus Torvalds, au-delà de tout argument idéologique, la force de Linux par rapport aux autres systèmes d'exploitation - et notamment Windows - tient en un mot : flexibilité. « C'est la plus grande force de Linux. Quand vous achetez un système d'exploitation chez Microsoft, non seulement vous ne pouvez le réparer seul, mais il a été développé pendant des années en suivant la vision du marché (Ndlr, et de ses besoins) d'une seule entité », affirme-t-il dans une interview accordée par courriel à InformationWeek.

« Par contraste, regardez où Linux est utilisé. Des téléphones portables ou des appareils embarqués si petits que personne ne songerait à les appeler ordinateur, jusqu'aux plus gros supercalculateurs du Top 500 ! Et tout cela vient du fait que toute personne intéressée peut participer à son développement et qu'aucune entité ne contrôle la direction qu'il prendra. »

Pas même Linus Torvalds. Il se décrit lui-même comme « absolument pas intéressé par la virtualisation », mais reconnaît que ce sera un axe de développement important pour Linux en 2008, tout en affirmant qu'il ne faudra pas s'attendre à un modèle de virtualisation en « taille unique » pour couvrir tous les besoins des entreprises.

Un autre axe de développement important pour le noyau est la compatibilité avec les nouveaux matériels arrivant en 2008. « La situation dans les domaines graphiques et les réseaux sans fil évolue vite et je pense que cela sera une part importante de notre travail en 2008. » Personnellement, il s'intéresse plus aux disques SSD à base de mémoire flash : « Je crois fermement à la réduction du temps de latence, et certains des meilleurs SSD changent totalement la donne dans ce domaine, ce qui peut avoir de gros impacts pour le noyau. Bien qu'ils soient actuellement chers pour rester des acteurs mineurs, cela risque de changer en 2008 et dans les années à venir. »

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-pour-torvalds-la-flexibilite-est-la-force-de-linux-24681.html

lundi 26 novembre 2007

Linux gagne en popularité sur les postes de travail des PME

Pour la troisième année consécutive, la Linux Foundation lance un sondage sur l'utilisation de Linux sur le poste de travail. Les premiers résultats montrent que le système d'exploitation - et surtout les déclinaisons d'Ubuntu - y est de plus en plus populaire

Alors que le troisième sondage annuel de la Linux Foundation sur l'usage de Linux sur le poste de travail ne se terminera officiellement que le 30 novembre, les premiers résultats sont déjà riches d'enseignement.

Avec un nombre de répondants ayant déjà doublé par rapport à l'année précédente (20 000 contre environ 10 000), il en ressort que Linux est majoritairement installé dans les PME (à 68,4%) ayant moins de 100 PC. A 9,7 %, il est présent dans les sociétés de taille moyenne ayant de 101 à 500 PC et à 6,2 % dans les entreprises ayant plus de 500 PC.

Pourtant, même présent en entreprise, Linux n'est pas le système d'exploitation privilégié. Seuls 39,5 % des sondés déclarent utiliser Linux sur plus de la moitié des postes, tandis que 59,6 % avouent utiliser une version de Windows sur plus de la moitié de leurs postes de travail.

Linux en tant qu'OS principal

Autre changement. Les postes de travail sous Linux ne sont plus principalement destinés à des développeurs, ni déployés dans le cadre de projets pilotes. Quelque 64 % des sondés déclarent ainsi utiliser Linux sur leurs postes clients ordinaires, tandis que 51 % d'entre eux l'utilisent pour le poste de leurs développeurs. Dans 62,2 % des cas, il s'agit de véritables déploiements et non de simples tests.

Seuls 16,3 % des sondés - ayant répondu volontairement sur le site de la Linux Foundation - affirment qu'ils n'utiliseront jamais Linux sur un poste de travail.

Parmi les distributions installées, avec 54,1 % des résultats (dans un questionnaire acceptant plusieurs réponses par sondé), Ubuntu semble la favorite, suivie des différentes déclinaisons de Red Hat à 50,2 % et par les distributions de Novell/SUSE, à 35,2 %. Des résultats qui peuvent encore varier d'ici à la fin du sondage.

Le sondage de la Linux Foundation (en version française)

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-linux-gagne-en-popularite-sur-les-postes-de-travail-des-pme-24667.html

Education nationale : clés USB pour les enseignants, visioconférence et malvoyants

Le ministre de l'Education veut "favoriser dans toutes les classes l'utilisation de contenus numériques"


Les 213.000 clés USB distribuées par le Conseil régional d'Ile-de-France font des émules, à plus petite échelle mais avec un contenu plus riche...

Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, vient en effet de révéler à l'occasion du salon Educ@tice que 43.000 nouveaux enseignants recevront une clé USB avec des programmes et des ouvrages numériques, un "ensemble de ressources (…) comme supports de leurs présentations de cours", avec par exemple l'Encyclopedia Universalis, le Louvre ou le Robert Junior.

L'opération se déroulera en deux temps. 18.000 nouveaux instituteurs, ainsi que les professeurs de mathématiques, sciences-physiques, histoire-géographie et sciences de la vie et de la terre, seront les premiers à recevoir une clé, en février 2008. L'expérience sera généralisée en septembre 2008, avec 25.000 clés USB qui seront distribuées à "l'ensemble des enseignants néotitulaires du 1er et du 2nd degré".

L'opération a un coût : 1,6 million d'euros.

Par ailleurs, le ministre a également annoncé le déblocage d'un budget de 500.000 euros, dès 2008, en vue d'ouvrir les élèves en situation de handicap aux technologies de l'information et de la communication.

Concrètement, cela se traduira par une amélioration de l'accessibilité aux déficients visuels des dix pages les plus consultées du ministère de l'Education et leur traduction en langage des signes. Ainsi que par la création d'un portail http://www.ecolepourtous.education.fr/ pour la rentrée 2008.

Enfin, en plus des tableaux blancs interactifs (tactiles) qui devraient se généraliser dans les écoles primaires, le ministre a lancé un projet de visioconférence sur 20 sites pilotes, prélude à l'équipement de 1000 écoles pour la rentrée 2008.

Pour cette dernière opération, le ministre a indiqué qu'il entend "faciliter l'introduction, dans les écoles, de dispositifs de visioconférences destinées à favoriser l'apprentissage des langues étrangères en faisant dialoguer les élèves avec un interlocuteur étranger."

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2007/11/23/education_nationale___cl_s_usb_pour_les_enseignants__visioconf_rence_et_malvoyants

Etudier la danse des abeilles pour optimiser le rôle des serveurs Web

Comment améliorer l'efficacité des serveurs Web ? Selon deux chercheurs de l'université de Géorgie, il suffit de s'inspirer d'un essaim d'abeilles dans sa collecte de nectar

Sans intelligence centralisé, les abeilles ouvrières arrivent à communiquer efficacement pour accomplir des tâches complexes comme indiquer aux autres où se trouvent les fleurs, récolter du pollen et le transformer en nectar. A partir de ces observations, deux chercheurs de l'institut de technologie de Géorgie, Craig Tovey, entomologue amateur, et Sunil Nakrani, détaché de l'université d'Oxford, ont conçu une méthode pour améliorer l'efficacité des serveurs Web.
En effet, les abeilles et les serveurs Web sont confrontés au même type de problème. Chaque essaim n'a qu'un nombre limité d'ouvrières pour accomplir toutes les tâches nécessaires à sa survie, qu'il y ait une abondance de fleurs sur lesquelles collecter le pollen ou non. De même, chaque site Web dépend d'un nombre fini de serveurs ou de ressources informatiques quels que soient le nombre de visiteurs à un instant T et leurs demandes (accéder à une vidéo ou effectuer un achat). Pour pallier ce problème, les abeilles ont un système de danse dans lequel l'éclaireuse indique aux autres ouvrières le lieu de récolte (la direction prise par la danseuse), la distance par rapport à la ruche (le nombre de détours) et la richesse potentielle de la récolte (la durée de la danse).

Les deux chercheurs se sont inspirés de ce modèle pour créer un « parquet de danse » virtuel où les serveurs Web peuvent s'échanger des informations sur les tâches à accomplir. Il s'agit de placer une « publicité » interne à un pool de serveurs pour indiquer une tâche à accomplir. Plus longtemps cette publicité reste affichée, plus elle est urgente et potentiellement rentable. Et donc plus de serveurs inactifs l'accompliront.

Testé dans des conditions réelles de trafic, ce parquet de danse a pu augmenter l'efficacité des sites de 4 à 25 %.

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-etudier-la-danse-des-abeilles-pour-optimiser-le-role-des-serveurs-web-24657.html

Deux prétendants supplémentaires sur le terrain des suites bureautiques en ligne

Après Zoho, Thinkfree ou Buzzword, le traitement de texte au format Flash signé Adobe, Google Apps et Office Live voient se profiler deux nouveaux prétendants sur le terrain des suites bureautiques en ligne

Le 5 décembre prochain, Transmedia, une startup bénéficiant du soutien d'Intel, lancera ainsi une déclinaison à destination des PME de son ensemble d'applications hébergées, réunies sous l'étiquette Glide. L'éditeur a franchi un premier pas, la semaine dernière, en mettant en ligne Glide Crunch, un tableur disponible au téléchargement, qui stocke les fichiers créés à la fois en local et sur les serveurs de Transmedia, les rendant ainsi accessibles depuis n'importe quel poste de travail. Glide Crunch est, en outre, compatible avec Windows, Linux et Mac. Il sera inclus dans la suite bureautique conçue pour les entreprises, au même titre que les applications d'ores et déjà disponibles en mode hébergées, comme un traitement de texte, un gestionnaire de courriels, un outil de présentations ou un module de centralisation des fichiers. La suite comprendra en plus des outils spécifiquement destinés aux professionnels, notamment pour la gestion de projets.
Les entreprises pourront choisir d'héberger le produit sur leur propre serveur ou de passer par ceux de Transmedia.

De son côté, le co-fondateur de Hotmail, l'Indien Sabeer Bhatia, prépare son Live Documents, une application basée sur Flash et Flex, permettant d'accéder et d'éditer ses documents en ligne, ainsi que de les partager avec d'autres utilisateurs. L'outil ne s'inscrit pas en concurrence de la suite Office de Microsoft mais plutôt en complément : il offre ainsi un module à installer sur le poste de travail pour doter Office de fonctions collaboratives. Ainsi, un utilisateur peut créer un document Word sur sa machine, lequel sera envoyé par la suite sur les serveurs de Live Documents lors de la prochaine connexion. L'usage sera gratuit pour les particuliers et soumis au paiement d'un abonnement ou l'achat d'une licence pour les entreprises.

Live Documents se distingue donc des traditionnelles suites en ligne - Google Apps en premier lieu - en permettant « même à des utilisateurs avancés d'Office d'utiliser nos services », explique Sumanth Raghavendra, le PDG d'IntaColl, la société fondée par Sabeer Bhatia. Ce dernier, qui avait vendu Hotmail à Microsoft pour 400 M$ en 1997, estime que Live Documents devrait connaître encore plus de succès que le déjà très populaire webmail de Microsoft.
Pour l'heure limité à un usage lié à Office, l'outil devrait être utilisable avec OpenOffice prochainement.

Source : http://micro.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-deux-pretendants-supplementaires-sur-le-terrain-des-suites-bureautiques-en-ligne-1813.html

Copie des DVD : Hollywood retourne sa veste

Après avoir copieusement raté le virage du numérique, le camp des pro-DRM pense maintenant que copier des DVD, "c'est bien !"

Heureux cinéphiles ! Les aficionados américains du cinéma et des supports physiques vont pouvoir copier légalement certains films en leur possession produits par Hollywood, comme les trilogies "Die Hard" et "Harry Potter".

Le mouvement est un peu tardif, et les consommateurs n'ont pas attendu Hollywood pour joyeusement s'adonner à la copie illégale de leurs DVD. Car les outils anti-DRM existent, et une partie des acheteurs maîtrise parfaitement les techniques de copie. "Mais il vaut mieux tard que jamais" dit le dicton...

L'idée au cœur de cette initiative est de permettre aux cinéphiles de faire des copies de leurs films préférés afin de pouvoir les visionner sur les équipements portables, par exemple un téléphone (avec énorme capacité de stockage), un iPod vidéo, une PSP, un notebook, etc.

Jusqu'à présent, ils n'avaient que deux solutions. Racheter le film dans un autre format adapté à un équipement spécifique par exemple en UMD pour la PSP. Ou, deuxième option, certainement la plus utilisée, contourner les systèmes de protection et retravailler le film pour obtenir un format compatible avec leurs différents besoins.

Rappelons qu'en France, le possesseur d'une oeuvre (sur CD ou DVD) a le droit d'en faire une copie de sauvegarde pour un usage familial. C'est le fameux droit à la copie privée, financé par des taxes payées sur les supports vierges, les disques durs, les baladeurs et bientôt les téléphones.

L'initiative d'Hollywood passe un peu inaperçue, d'abord parce que le catalogue ouvert à la copie est pour l’instant quasi vide et parce que les cinéphiles qui copient leurs propres DVD ne se sont jamais vraiment considérés comme des pirates. Et que dire de l'abonné à un vidéo club qui se fait discrètement une copie de DVD ? Contrairement aux internautes, il n'est quasiment jamais affublé de ce surnom peu flatteur de 'pirate'... Pourtant, il outrepasse lui aussi les verrous techniques que sont les DRM.

Dans la vie de tous les jours, la pratique est courante, les consommateurs estiment qu'il s'agit d'un droit, même si selon les textes et le principe du 'copyright' ils se mettent le doigt dans l’œil. Encore, un bel exemple de décalage entre réalité et légalité.

En effet, pourquoi faire une différence entre une copie VHS et une copie DVD ? Vivons nous dans une ère de ségrégation technologique ? Non, il est plus vraisemblable de considérer qu'en agissant de la sorte, les éditeurs de contenus pensent protéger leurs intérêts. Seulement, à l’instar de certains politiques, leur niveau de popularité n'a jamais autant flirté avec le zéro absolu.

Copie autorisée, mais pas gratuite

Deux studios américains viennent donc de franchir un cap, mais il ne faut pas rêver, l’offre a un coût... Ces DVD copiables légalement coûtent 5 dollars de plus que les galettes classiques.

C’est d’ailleurs là que le bât blesse ! Les DRM ne fonctionnant que très moyennement, l’on peut s’interroger sur la viabilité du modèle économique.

La première Major à sortir des sentiers battus est la Twentieth Century Fox, avec pour l'instant deux titres copiables : Live Free or Die Hard (édition spéciale et collector). Fox vient également de présenter la plate-forme Fox Digital Copy. L'utilisateur peut utiliser ce site pour transformer un disque original dans un format compatible avec des équipements portables.

Warner Brothers va également suivre ce mouvement. À partir du 11 décembre 2007, une édition spéciale du dernier opus de Harry Potter sera dans les échoppes ; et selon nos informations, elle sera ouverte à la copie.

Les deux offres ont des similitudes. D'abord, les disques sont présentés comme des éditions spéciales. Un terme un peu galvaudé à notre goût. Par contre, la transformation du format du film sur la plate-forme Fox est gratuite.

Les deux studios utilisent le DRM de Windows et le lecteur Windows Media Player 10... Dans les deux cas, deux versions supplémentaires du film sont offertes, une pour PC et une pour les portables .

Fox précise que la version pour PC de Die Hard est encodée à 1.6 mbps (soit un espace de stockage nécessaire de 1.5 GB), la version pour les équipements portables tourne à 768 KB/Sec (environ 1 GB).

Du côté de la Warner, l'on précise que la version pour PC des dernières aventures d'Harry Potter est encodée en 1 mbps, et la version portable en 700 kbps.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2007/11/21/copie_des_dvd___hollywood_retourne_sa_veste

McAfee expose sa vision de la sécurité pour 2008

L'éditeur prévoit une augmentation des menaces contre Windows Vista et le Web 2.0, une hausse du phishing et des attaques exploitant les vulnérabilités dans les solutions de VoIP, et enfin un déclin des adwares.

En 2008, Windows Vista devrait dépasser les 10 % de parts du marché et la publication du SP1 devrait accélérer l’adoption du système d'exploitation Microsoft. En conséquence, les pirates et les auteurs de logiciels malveillants devraient commencer à s’intéresser aux moyens de circonvenir les défenses de l'OS. Depuis la sortie de Vista, 19 vulnérabilités ont été annoncées. On peut s’attendre à ce que 2008 en enregistre bien davantage.

Les piratages et les logiciels malveillants rencontrés sur Salesforce.com, Monster.com et MySpace (entre autres) représentent la nouvelle tendance, qui consiste à attaquer les applications en ligne et les sites de réseaux sociaux.

Les sites Web 2.0 servent ainsi à distribuer des logiciels malveillants, mais aussi à récupérer des données en écrémant les informations que les gens partagent en ligne, afin de donner davantage de crédibilité aux attaques. McAfee Avert Labs s’attend à une forte progression de ce genre d’activité en 2008.

Après les quelques arrestations d’administrateurs de botnets qui ont fait grand bruit en 2007, les criminels vont chercher de meilleures méthodes pour couvrir leurs traces. 2007, a enregistré 10 attaques classées très sévères, contre aucune en 2006.

Les menaces ciblant les économies virtuelles progressent plus vite que celles qui visent l’économie réelle. Les joueurs dépensent beaucoup d’énergie, de temps et d’argent dans les mondes virtuels. Leur monnaie virtuelle, leurs objets, leurs relations, et même « leurs pouvoirs » sont convoités. En 2007, le nombre de Trojans visant le vol des mots de passe pour les jeux en ligne a augmenté plus vite que ceux qui visent les banques.

La chasse aux fournisseurs de logiciels de publicité a eu des effets positifs. La combinaison des actions en justice, de meilleures défenses et d’une connotation négative pour ce mode de publicité, a participé à lancer le déclin de cette menace en 2006 et cette tendance a été confirmée en 2007.

Les cyber-escrocs vont viser des sites plus petits et moins populaires, avec leurs scams de phishing destinés au vol de données. En effet, il est désormais plus risqué d’attaquer les grands sites, car ils sont mieux protégés et la réaction est plus rapide. Mais sachant qu’un grand nombre d’internautes utilisent souvent les mêmes mots de passe, les sites moins immédiatement rémunérateurs devraient devenir une autre cible pour des criminels à la recherche d’informations à réutiliser.

Par rapport à 2006, le nombre des vulnérabilités concernant les applications de Voix sur IP a déjà plus que doublé. McAfee a enregistré plusieurs cas d’attaques de “Vishing” (phishing au travers de la téléphonie VoIP), et une condamnation pour “phreaking” (utilisation frauduleuse d’un compte VoIP piraté – détournement de minutes). Le groupe s’attend donc à une progression de 50 % des attaques sur la VoIP en 2008.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2007/11/21/mcafee_expose_sa_vision_de_la_s_curit__pour_2008_

Baisse du prix des logiciels en vue, selon Gartner

Le prix des logiciels pourrait baisser. Alors que les éditeurs n'ont jamais été aussi riches et résistent sans ciller à la baisse du prix des matériels, le Gartner envisage un retournement de tendance.

Selon ce cabinet, une conjonction de facteurs concourt à une baisse du prix des logiciels. Il s'agit de l'externalisation, des logiciels en ligne (SaaS, software as a service), de l'exacerbation de la concurrence, des applications à code ouvert et, enfin, du développement des prestataires indépendants de maintenance applicative.

Ainsi, à compter de 2011, un tiers des nouvelles applications sera proposé sous la forme de logiciels en ligne. Les éditeurs traditionnels devront s'adapter à cette nouvelle donne.
Par ailleurs, le développement des éditeurs chinois et le déplacement des pôles de croissance vers des marchés comme la Chine, de l'Inde et du Brésil devraient contribuer à faire chuter le coût des logiciels. En particulier sur les infrastructures (serveurs, OS, outils de développement et SGBD).

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-baisse-du-prix-des-logiciels-en-vue-selon-gartner-24632.html

jeudi 15 novembre 2007

Top 500 : Sept millions de milliards d'opérations à la seconde

La course à la puissance en tête des plus grands systèmes de calcul s'accompagne d'une généralisation des processeurs x86 sous Linux

Les évolutions du top 500 - le classement des 500 plus gros systèmes informatiques au monde - reflètent les grandes tendances de l'industrie. Le secteur HPC (High performance computing) n'est plus l'univers exceptionnel qu'il était jusqu'à il y a peu de temps. Tandis que des composants de machines de tous les jours trouvent leur place dans ces super clusters de calcul scientifique, l'architecture des systèmes d'entreprise s'inspire de plus en plus des modèles élaborés dans les plus grands centres de calcul.

Cette "banalisation" s'accompagne d'une course à la performance toujours plus rapide. Le trentième classement semestriel du top 500 montre que la puissance totale de ce parc d'HPC a augmenté de 50% en six mois pour atteindre 6,97 Pétaflops*. Le système le moins puissant produit tout de même 5,9 Téraflops*. Si les États-Unis caracolent en tête, saluons l'apparition du premier système indien dans les dix plus puissants de la planète.

L'arrivée des processeurs x86 64 bit (alias x64) multi-coeurs joue un rôle clé dans cette montée en puissance. Plus de 80% des systèmes reposent sur des systèmes x86 32 ou 64 bit.
L'IBM Blue Gene/L du laboratoire national Lawrence Livermore est toujours en tête depuis novembre 2004. Sa dernière mise à jour porte sa puissance de calcul à 478,2 Téraflops.

IBM reste le premier fournisseur avec 46,4% du parc installé et 45% des Pétaflops disponibles. HP arrive deuxième (32,3% du parc, 23,9% de la puissance). Avec 14 machines présentes, Cray n'est plus que l'ombre de lui-même. Avec SGI (22 systèmes) et Dell (24), cinq sociétés fournissent 458 des 500 systèmes répertoriés.

Notons que Windows, absent encore l'an dernier de la liste, est parvenu à glisser six systèmes. Mais ils ne délivrent que 0,7% de la puissance totale. Linux, présent sur 426 systèmes, est, lui, à l'origine de plus de 70% des Pétaflops disponibles.

Le site du Top 500 des super ordinateurs.

* Téraflops : mille milliards de Flops (Opération à virgule flottante par seconde)
* Pétaflops : un million de milliards de Flops

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-top-500-sept-millions-de-milliards-d-operations-a-la-seconde-24581.html

La BNF numérise massivement ses ouvrages

La BNF entame un tournant dans la numérisation des nombreux documents en sa possession. Sur fond de lutte larvée avec Google

Même une vénérable institution comme la bibliothèque nationale de France (BNF) ne peut faire l’économie des nouvelles technologies. Conformément au projet de bibliothèque numérique européenne, la BNF est parvenue à collecter 10 milliards de documents sur la Toile auxquels s’ajoutent les 300.000 documents en sa possession et dont elle a entrepris la numérisation, comme le souligne l’AFP.

La numérisation, loin d’être effectuée à l’aveugle, prend en compte la notion primordiale de pérennité. Car l’un des défis de l’ "entrepôt numérique" consiste à garantir une consultation des documents indépendante des "changements de format", comme le souligne Bruno Racine, président de la BNF.

Pour réaliser cette tâche, la BNF a investi des moyens conséquents. Une somme de 26 milliards d’euros devrait être injectée sur 3 ans.

La BNF s’est dotée d’une solution dénommée Spar (système de préservation et d’archivage réparti). La solution peut, selon la BNF, assurer une surveillance continue des fichiers numérisés et veiller à leur intégrité, tout en assurant leur copie et leur stockage. Rappelons également qu’en janvier, Orange avait signé un partenariat avec la BNF en s’engageant à lui apporter un soutien technique dans son entreprise.

Ce système de numérisation devrait, dans un avenir proche, non seulement permettre un accès à la Culture élargi au niveau national mais aussi au niveau local. La bibliothèque nationale envisage d’étendre Spar aux bibliothèques municipales, spécialisée et universitaires.

Pour Bruno Racine, le projet de la BNF se présente comme plus respectueux des droits d’auteurs. Les œuvres consultées sous droits d’auteurs seront subordonnées à un accès payant. Un accord juridique a été conclu pour garantir un modèle économique rémunérateur pour les ayants droit. Tout le contraire de Google.

Difficile avec une telle pique d’oublier le véritable combat que livre l’Europe à Mountain View. Le moteur de recherche a fait depuis 2002 état de son projet d’ouvrir la Culture au plus grand nombre. Pour beaucoup, y compris aujourd’hui, le projet de numérisation de Google fait toujours planer une menace sur la Culture même si la numérisation des oeuvres apparaît aujourd'hui comme indispensable.

A noter que la BNF a également mis à disposition sur son site en version bêta, la nouvelle mouture de Gallica, son portail qui propose un accès à plus de 90.000 ouvrages numérisés. Gallica 2 devrait être fin prêt pour 2008.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2007/11/14/la_bnf_num_rise_massivement_ses_ouvrages