mercredi 20 janvier 2010

Tempête du siècle en vue avec la pénurie des adresses IPv4

Pour Arbor Networks, le basculement vers IPv6 est inévitable. Malgré les freins. Autre menace en vue pour 2010, la multiplication des attaques contre le «cloud»

Deux grandes tendances se dégagent du 5e rapport d'Arbor Networks baptisé Worldwide Infrastructure Security Report (WISR) et consacré à la sécurité des réseaux d'entreprises : un changement de comportement des attaquants des réseaux des opérateurs, d'une part, et, d'autre part, les risques induits par la pénurie prochaine d'adresse IPv4.

Ainsi, pour 35 % des 132 experts en sécurité interrogés tout au long de l'année (entre les 3e trimestre 2008 et 2009) dans le monde, les architectures en mode «cloud» (infrastructure opérateur et les services qui s'appuient dessus) constituent la prochaine cible de choix des cybercriminels. « Les attaques ciblées sur les services constituent des vecteurs de croissance », soutient Patrick Sonou, responsable des ventes pour la branche française d'Arbor Networks. Notamment les attaques visant les DNS (les serveurs de noms de domaines) qui va notamment permettre de détourner le trafic pour, notamment, dérober les données confidentielles. « Au lieu de d'attaquer les infrastructures des entreprises, les hackers attaquent les serveurs DNS », soutient le responsable. « Les hackers modifient leur comportement pour optimiser leurs gains. Ils s'adaptent au marché. »

Parallèlement, « on constate un ralentissement des attaques par volumétrie », comme les attaques de type déni de service distribué (DDoS). Ainsi, la progression du volume de données échangées dans ce type d'attaque ralentit significativement : il passe de 24 Go en 2007 à 40 Go en 2008 pour «seulement» 49 Go en 2009. Du coup, les attaques de type «flood» depuis des botnets (réseaux d'ordinateurs contrôlés à distance par les pirates) n'inquiètent plus que 21 % des sondés.

Si les entreprises échappent aux griffes des pirates, elles n'éviteront peut-être pas ce qui s'annonce comme une catastrophe majeure, qualifiée de «tempête du siècle» par Arbor, avec la pénurie prochaine des adresse IPv4. Laquelle est annoncée pour les 2 à 3 prochaines années. La migration vers IPv6, qui permettra de supporter l'Internet des objets (des smartphones aux appareils ménagers reliés au Net en passant par les applications professionnels comme la gestion des flottes de véhicules, le relevé de compteurs distant, la navigation assistée, etc.), s'avère inévitable.

Et pourtant, « il n'est pas certain que les opérateurs Internet soient à jour », craint Patrick Sonou. Si la migration s'inscrit dans l'urgence, l'inconnu sur lequel le nouveau protocole s'ouvre n'est pas de nature à accélérer le mouvement. Opérateurs d'entreprises s'inquiètent notamment de l’absence de fonctions de sécurité IPv6 dans les routeurs, les firewalls et autres infrastructures de réseau critiques. Sans oublier le manque de recul en termes d'expérience sur la technologie. L'IPv6 couvre aujourd'hui 0,03 % des adresses Internet. Un chiffre presque insignifiant bien qu'en augmentation annuelle de 50 %.

Comment faire pour pousser, si ce n'est au basculement, du moins à l'implémentation du protocole IPv6? « Il faut que les fournisseurs offrent des solutions techniques et de même niveau de service en terme de sécurité que l'IPv4. Mais les opérateurs Internet sont les opérateurs historiques, massifs par définition, qui nécessitent des traitements longs. Il faut laisser du temps au temps face à des investissements qui se chiffrent en dizaines de millions de dollars. » C'est qu'il faut, en effet, renouveler toute une infrastructure réseau encore parfaitement fonctionnelle. D'où les réticences à évoluer... Mais Patrick Sonou reste optimiste. Pour lui, cette attitude statique est « liée à la nature humaine qui attend d'être contrainte pour avancer ». On avancera, donc, y compris dans la douleur.

Le rapport 2010 du fournisseur de solutions de contrôle des réseaux d'entreprise évoque aussi les risques potentiels liés à la pénurie de compétences, le cloisonnement des communications internes ou externes ou plus simplement l'absence de politiques clairement définies face aux menaces Internet. Enfin, l'internet mobile et l'usage des réseaux sociaux à la sauce Twitter représentent potentiellement de nouveaux dangers pour les entreprises. « Une entreprise très connectée sur Twitter serait fortement vulnérable via ses portables et mobiles qui deviennent aussi vecteurs de trafic vers l'infrastructure de l'organisation que les ordinateurs [zombie]. » Mais pour le moment, « on y voit une tendance, le marché n'est pas quantifié ». Ce qui doit néanmoins inciter les entreprises à redoubler de vigilance face aux usages 2.0.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2010/01/19/tempete_du_siecle_en_vue_avec_la_penurie_des_adresses_ipv4

mardi 19 janvier 2010

Adobe met à jour son service BrowserLab

BrowserLab est un outil permettant de tester le rendu d’une page web sur différents navigateurs. Ce produit signé Adobe s’enrichit aujourd’hui de nouvelles fonctions

L’éditeur Adobe vient de mettre en ligne une nouvelle version de son service BrowserLab. Cet outil sera d’une grande utilité pour les webmasters et les designers. Il permet d’afficher le rendu d’une page web en utilisant un navigateur et un système d’exploitation précis. Cette nouvelle version permet de sauvegarder localement l’image du rendu. Les configurations de test suivantes sont utilisables : Firefox 2.0, 3.0 et 3.5 (sous Windows XP et Mac OS X), Internet Explorer 6, 7 et 8 (sous Windows XP), Safari 3 et 4 (sous Mac OS X) et Chrome 3.0 (sous Windows XP).

BrowserLab permettra donc de tester si vos pages web s’affichent correctement avec les navigateurs les plus courants. Bon point, les copies d’écran réalisées par ce service en ligne peuvent être placées côté à côte, afin de repérer les différences de rendu présentes entre deux butineurs. Attention toutefois, car cet outil se focalise uniquement sur le rendu et ne prend pas en compte d’autres éléments, comme les scripts. L’utilisation du logiciel s’effectue soit directement, en saisissant l’adresse d’une page web, soit en installant un greffon dédié à Dreamweaver CS4. BrowserLab fonctionne parfaitement, quoiqu’il se montre encore un peu lent. Mais ne boudons pas notre plaisir ; l’accès à cette version de test est gratuit.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2010/01/18/adobe_met_a_jour_son_service_browserlab

lundi 18 janvier 2010

Cloud computing : les spécialistes plaident pour une gouvernance mondiale

Alors que des interrogations pointent sur le thème de la sécurisation du cloud computing, certains professionnels s’interrogent sur le besoin d’établir des règles communes

Londres (InfoSecurity) – L’année dernière s’était terminée sur un fait d’actualité particulièrement critique. Pour la première fois, les services en nuage d’Amazon Web Services étaient clairement touchés par une menace extérieure. Une attaque de hackers avait alors été perpétrée contre les services de Cloud computing EC2 du géant américain. Les explications données étaient alors que les hackers se sont donc introduits sans permission et ont pu installer leurs propres commandes de contrôle de l’infrastructure en ligne. Un cas qui a fait naître des interrogations chez les professionnels de la sécurité. Andrew Fourie, directeur des ventes de la société allemande Astaro confie : « Le problème du cloud est le fait que cela demande des efforts d'installation. De même, les investissements supportés peuvent être lourds surtout en termes de licences ». Pour autant, le responsable reste confiant en s’appuyant sur un rapport Gartner estimant que 50 % des machines seront virtuelles d’ici 2012.

Nombre de professionnels semblent donc s’accorder sur le fait que le cloud computing instaure une approche de « pay-as-you-go » qui a l'effet de réduire les cours et de les ajuster aux besoins d'une société. Pour autant, certaines interrogations planent encore. Comment opérer une bonne gestion de la donnée ? Qui est responsable de la donnée ? De même, comment orchestrer la mise en conformité avec le millefeuille des législations existantes. La question de la gouvernance se pose donc. Un motif pour lequel certains spécialistes confient : « Certains responsables se lèvent le matin en se demandant quelle loi vont-ils violer aujourd'hui. » Objectif est donc de créer une communauté d’intérêts pour la sécurité du cloud avec des acteurs tels que l'Enisa, Google, Microsoft, KPMG... Un vœu pieu car, de leur propre aveu, une telle entreprise coûte beaucoup d'argent et de temps.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2010/01/15/cloud_computing___les_specialistes_plaident_pour_une_gouvernance_mondiale

jeudi 14 janvier 2010

VMware rachète l'outil collaboratif Zimbra à Yahoo

VMware, avec Zimbra, élargit son offre de virtualisation de serveurs à la virtualisation des applications collaboratives. C'est, a priori, un complément intéressant de son portefeuille vCloud

Zimbra a conquis ses lettres de noblesse au fil du temps dans l'environnement 'Open source' avec, toutefois, quelques questions sur la licence. Pour rappel, c'est une solution qui propose un client web puissant comprenant un outil de gestion des emails, un calendrier, un gestionnaire de contacts (avec gestion des tâches), un système de stockage des documents, etc. -"un des groupwares les plus aboutis du marché", écrivions-nous, il y a quelques mois. Des 'Zimlets' devaient permettre d’en étendre les fonctionnalités. Le logiciel s’appuie sur la technologie Prism de Mozilla (*), qui permet de lancer des applications web dans leur propre fenêtre. Il existe également un logiciel traditionnel, Yahoo!Zimbra Desktop, dont la mouture 1.0. a été introduite il y a tout juste un an (programmée avec des technologies issues du web mais qui fonctionne lorsque la connexion Internet est interrompue).

Zimbra comptait déjà plus de 40 millions de boîtes aux lettres payantes début 2009 et dépasserait les 55 millions aujourd'hui. "En 2009, le taux de croissance global [a été ] de 86 % du nombre de ses boîtes – et de 165 % sur le segment des PME/PMI." La concurrence, outre Microsoft Outlook (et Live Messaging), est à chercher du côté de l'offre Google Apps ou d'IBM LotusLive iNotes. En septembre 2007, Yahoo avait acquis Zimbra pour 350 millions de dollars environ. VMware ne divulgue pas le prix du rachat un peu plus de deux ans après. Ce montant, fort respectable, a-t-il été rehaussé? Pas sûr.

Pour la virtualisation et le "cloud computing"

Commentaire de VMware, l'acheteur : "Zimbra est "une solution open-source leader de gestion du courrier électronique et de collaboration" (...) "Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie de VMware consistant à réduire la complexité des datacenters, des postes clients, des développements applicatifs et des services informatiques centraux grâce à une approche innovante et fondamentalement plus efficiente des systèmes d’information". Son architecture, "flexible et extensible [ a été ] conçue spécialement pour la virtualisation et le cloud computing" (...)

Les entreprises, PME, notamment, seraient intéressées par de telles "solutions informatiques centrales offrant des gages de simplicité équivalents à ceux du cloud computing, tant en matière d’expérience opérationnelle que d’interface pour l’utilisateur final. (...) Les solutions Zimbra seront des composants élémentaires de notre offre que nous proposerons en tant qu'"appliance virtuel" ou à travers un fournisseur de services de cloud computing.", explique encore VMware

Pour sa part, le vendeur, Yahoo, explique: "[Zimbra] continuera à occuper une position privilégiée dans nos services de communication ; elle est notamment au cœur de Yahoo! Mail et de Yahoo! Calendar dont elle constitue un facteur de différentiation majeur ".
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(*) Comme le rappelle Wikipedia, le code source de Zimbra Collaboration Suite (ZCS) était auparavant disponible sous les termes de la Zimbra Public License (ZPL) qui est dérivée de la Yahoo Public License (YPL) elle-même dérivée de la Mozilla Public License (MPL). D'où les discussions autour de son caractère réellement "open source" ou non...

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2010/01/13/vmware_rachete_l_outil_collaboratif_zimbra_a_yahoo

Google Docs permettra de stocker tout type de document

En autorisant l’importation de fichiers génériques au sein de Google Docs, le géant de la recherche Internet propose un service de stockage performant et économique

La nouvelle est tombée sur le blogue officiel de Google : il sera prochainement possible d’utiliser Google Docs pour stocker tout type de fichier. Seule limite, la taille de chaque document ne pourra dépasser les 250 Mo.

Un second article, posté cette fois-ci sur le blogue officiel de Google Docs, propose quelques détails complémentaires : les fichiers stockés pourront être partagés, des fonctions de recherche seront disponibles et la visionneuse de Google permettra de consulter en ligne de nombreux types de documents. Chaque compte disposera d’un espace de stockage de 1 Go. Les utilisateurs pourront toutefois acheter de l’espace complémentaire, qui servira également pour Gmail et Picasa Web Album. Cette option est facturée 0,25 dollar par an et par gigaoctet, avec des offres démarrant à 5 dollars. Une concurrence sérieuse pour les services de stockage en ligne.

Les professionnels se pencheront sur ce billet du blogue officiel de Google Enterprise (quel jeu de piste !), où ils trouveront d’autres informations utiles. Tout d’abord, ceux qui disposent d’un compte Google Apps Premier Edition pourront utiliser des applications de synchronisation tierces. Du côté des quotas, chaque utilisateur dispose – là encore – d’un espace disque de 1 Go. Il est possible de repousser cette limite. Toutefois, la compagnie évoque ici des tarifs de 3,5 dollars par an et par gigaoctet.

Ce nouveau service de stockage en ligne sera disponible dans les semaines à venir.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2010/01/13/google_docs_permettra_de_stocker_tout_type_de_document

mercredi 13 janvier 2010

AOL France ferme ses portes

Une centaine de salariés français sont concernés

Un pan de l'histoire du Net se tourne en France. Le site de L'Express nous apprend que le portail d'AOL France va fermer ses portes en France. Les salariés du groupe l'ont appris lors d'un comité d'entreprise extraordinaire, ce mardi matin. Une centaine de salariés d'AOL France et de la régie AOL Advertising sont concernés par le plan de licenciement de 2500 personnes dans le monde.

Après avoir cédé, en 2006, son activité à Neuf Cegetel de fournisseur d'accès (FAI) en France, AOL s'était concentré sur la commercialisation des contenus via son portail. Une stratégie appliquée aux différentes filiales européennes (Allemagne, Royaume-Uni, Irlande). Mais la crise est passée par là et a fait chuter l'activité publicitaire d'AOL. Si le siège américain a poursuivi son activité de FAI, sa part de marché n'a cessé de baisser dans ce domaine. Et, lors de son introduction en Bourse en décembre, après sa séparation d'avec le groupe de médias Time Warner, le chiffre d'affaires affichait un recul de 23 % à 777 millions de dollars au troisième trimestre. AOL conservera une part des activités européennes, en Angleterre et en Irlande.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2010/01/12/aol_france_ferme_ses_portes

lundi 11 janvier 2010

Google Chrome de plus en plus concurrentiel à Safari sur Mac OS X

La mouture Mac OS X de Google Chrome accepte maintenant les extensions et la synchronisation des signets

Une nouvelle version de développement du navigateur web Google Chrome vient de faire son apparition. Chrome 4.0.288.1 est disponible à la fois pour Windows, Linux et Mac OS X. Cette mouture met l’accent sur Mac OS X, où elle supporte dorénavant les extensions et la synchronisation des marque-pages. À quelques détails près, l’ensemble des nouvelles fonctionnalités de Chrome 4.0 est donc maintenant disponible sur les trois plates-formes, Windows, Linux et Mac OS X. Certes, il reste de nombreux bogues à corriger, mais la sortie de la mouture définitive de ce navigateur web – sur les trois OS – semble plus proche que jamais. Notez que Chrome 4.0.288.1 élimine également de nombreux défauts, dont un bogue qui empêchait le chargement de contenus audio et vidéo.

Rappelons que Chrome est maintenant le troisième navigateur web le plus utilisé, (loin) derrière Internet Explorer et Firefox. Le support des extensions et la disponibilité sur les trois systèmes d’exploitation les plus utilisés devraient permettre une hausse sensible de ses parts de marché. Si la date de sortie de la mouture définitive de Google Chrome 4.0 n’est pas encore connue, nous pouvons nous attendre à une surprise avant la mi-mars. C’est en effet à cette date que Microsoft organisera sa conférence MIX10, dédiée aux technologies du web. Une occasion rêvée pour Google de sortir son nouveau navigateur et d’occuper le terrain médiatique au moment où Microsoft dévoilera ses annonces liées au futur Internet Explorer 9.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2010/01/08/google_chrome_de_plus_en_plus_concurrentiel_a_safari_sur_mac_os_x

vendredi 8 janvier 2010

Science : le champion de pi est français

Le développeur Fabrice Bellard vient de calculer près de 2700 milliards de décimales de pi. Un record insolite, mais d’une importance stratégique pour les scientifiques

Fabrice Bellard est un programmeur d’exception. Il est à l’origine d’outils libres qui ont profondément marqué l’industrie du logiciel. Un des plus connus reste FFmpeg et sa librairie open source libavcodec, utilisée dans des projets tiers comme MPlayer ou VLC media player. Notre petit génie français est également l’auteur de l’émulateur multi architectures QEMU, qui peut être transformé en plate-forme de virtualisation. Là encore, ce produit est utilisé au sein d’autres logiciels, comme KVM, la solution de virtualisation de Red Hat. Enfin, il œuvre aussi dans le monde de l’embarqué avec des outils comme TCC (un compilateur C léger et rapide) et TinyGL (une implémentation allégée de l’OpenGL).

C’est aujourd’hui dans le domaine du calcul que Fabrice Bellard se distingue. Après avoir calculé le plus grand nombre premier en 1997 (un record aujourd’hui battu), il vient de faire tomber le record des décimales de pi, une information relayée par le site Slashdot. À l’aide d’un logiciel développé spécifiquement pour l’occasion, il a pu calculer près de 2700 milliards de décimales de pi. Le résultat est stocké dans un fichier de 1137 Go et aura nécessité 131 jours de calculs. Le précédent record, qui datait de 1995, avait été décroché par un supercalculateur coutant plusieurs millions de dollars. Fabrice Bellard a pour sa part utilisé un ordinateur classique pour l’essentiel des calculs. Un record dans le record, ce PC coutant moins de 2000 euros ! Il est équipé d’un processeur Intel Core i7 cadencé 2,93 GHz, de 6 Go de mémoire vive et de 7,5 To d’espace disque. Le tout fonctionne avec la mouture 64 bits de la distribution Linux Fedora 10.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2010/01/07/science___le_champion_de_pi_est_francais

jeudi 7 janvier 2010

Microsoft dévoile les prix d'Office 2010

Quatre versions publiques d'Office 2010 seront proposées sur le marché américain, en boîte ou à télécharger pour 99 à 499 dollars

A défaut d'annoncer la date de disponibilité d'Office 2010, Microsoft profite de l'ouverture prochaine du Consumer Electronics Show (CES 2010 du 7 au 10 janvier) pour publier les tarifs de sa suite bureautique. On peut néanmoins espérer que l'éditeur de Redmond précisera son calendrier de sortie lors de l'événement organisé à Las Vegas. Les annonces du jour concernent les prix publics « estimés » pour le marché au détail américain. Ils ne concernent donc pas les licences en volume destinés aux entreprises. Les prix européens seront validés plus tard mais on peut s'attendre à la parité dollar/euro.

Quatre versions d'Office 2010 en boîte seront proposées : Office Home and Student, Home and Business, Professional et Professional Academic respectivement pour 149, 279, 499 et 99 dollars. Des versions « carte d'activation » à télécharger seront également disponibles (sauf pour la Professional Academic) à 119, 199 et 349 dollars. Office Home and Student est un pack famille doté de 3 licences qui permettra d'installer l'application sur autant de machines par foyer. Les autres versions offrent 2 licences. La version à installer en ligne n'en propose qu'une. Signalons par ailleurs la version allégée en ligne Office Web Apps accessible gratuitement depuis Windows Live. Cette solution sera financée par la publicité.

Livrée avec Word, Excel, PowerPoint et OneNote, Home and Student compose la version de base de la solution bureautique. La Business s'enrichit du client Outlook auquel s'ajoute Publisher et Access pour les versions Professional. Trois ans après la version 2007, Office 2010 est, semble-t-il, très attendu. Microsoft revendique ainsi plus de 2 millions de téléchargements de la version bêta depuis le 18 novembre 2009. Soit plus de 40 000 téléchargements par jour dépassant le taux atteint pour Office 2007 bêta à l'époque sans que Redmond fournissent de chiffres de comparaison pour autant.

Office 2010 se distinguera notamment de son prédécesseur par une sécurité renforcée, notamment à travers une fonction d'isolation des fichiers dans un «bac à sable» qui permettra d'ouvrir des documents sans risque pour le système. Voilà qui devrait limiter les tentatives d'attaques depuis les pièces jointes en e-mail. Cette version d'Office devrait également intégrer une version corrigée de Word, Microsoft ayant été condamné à modifier son traitement de texte suite à un viol de brevets de la société i4i, confirmé en appel fin décembre.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2010/01/06/microsoft_devoile_les_prix_d_office_2010

mardi 5 janvier 2010

Plus de 16 000 signatures pour sauver MySQL

En moins d'une semaine, l'initiative lancée par le créateur de MySQL, Michael 'Monty' Widenius, rencontre un succès certain

On ne peut pas encore parler d'un raz-de-marée. Mais l'initiative lancée par Monty pour sauver MySQL rencontre un certain enthousiasme. La pétition qu'a lancé Michael 'Monty' Widenius, le créateur de la base de données open source, a déjà recueilli plus de 16 000 signatures, dont plus de 3000 ces dernières 24 heures.

Monty s'oppose en effet au rachat de MySQL AB par Oracle à travers l'acquisition de Sun Microsystems en 2009 que la Commission européenne validera, ou non, le 27 janvier prochain. Le développeur, qui a quitté Sun et entrepris le projet parallèle MariaDB, craint en effet que l'application qu'il a créée s'inscrive en contradiction avec les intérêts d'Oracle, éditeur de SGBD propriétaires et connaisse un funeste destin. D'où la pétition et la campagne d'information en 20 langues Save MySQL lancées la semaine dernière et qui publie aujourd'hui ses premiers résultats. Il en ressort que 53 % des signataires officient en Europe (dont 49,1 % issus de l'Union européenne) et 21,7 %. Les signataires sont des développeurs en majorité (ils composent 37,4 % des participants) suivi des utilisateurs privés de MySQL (26,9 %) et dans le cadre d'une entreprise (24,4 %). A noter que 11,4 % justifient leur signature en se déclarant simplement inquiets sur l'avenir de la base open source.

La majorité des signataires employés de PME

Une écrasante majorité des signataires (93,5 %) juge préférable de céder MySQL à un éditeur tiers qui poursuivra les développements sous les termes de la licence GPL. Plus de 60 % se contenteraient d'un engagement ferme d'Oracle à publier les différentes versions de MySQL sous la license Apache Software License 2.0 ou une license permissive similaire jusqu'en 2012, toujours afin d'assurer l'accès aux sources par les développeurs. Les signataires sont issus, pour 74 % des PME (de 1 à 1000 salariés) dont 32% dans les sociétés entre 6 et 50 salariés. Les participants des entreprises de plus de 1000 employés comptent pour 20 % environ des supporters de MySQL, dont 7,9 % pour les organisations de plus de 10 000 personnes.

« En moins d'une semaine, au cours de la période des fêtes de fin d'année, nous avons réuni plus de supporter qu'Oracle en a revendiqué il y a trois semaines quand il a présenté quelques centaines de lettres orchestrées de soutien d'utilisateurs à la Commission européenne, déclare Monty dans son communiqué. Il semble que les soutiens d'Oracle sont surtout concernés par l'avenir des autres activités de Sun tandis que nos supporters montrent qu'ils s'inquiètent de MySQL. Nos signataires ne croient pas qu'Oracle pourrait être un bon régisseur pour MySQL et ne prennent pas les promesses vides d'Oracle pour argent comptant. » Pas plus que Michael Widenius apparemment. Les premières signatures ont été envoyées à la Commission européenne, au ministère chinois du commerce (MOFCOM), au service fédéral russe de lutte contre les monopoles (FAS) et auprès de la commission suisse. Différentes autorités de la concurrence, dont celles du Japon et du Brésil, seront également contactées au fil des résultats qui seront désormais publiés deux fois par semaines. Monty compte poursuivre sa lutte jusqu'à l'attribution finale de Sun par Oracle.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2010/01/04/plus_de_16_000_signatures_pour_sauver_mysql