mardi 8 juillet 2008

OpenOffice.org relit les fichiers PDF

Avec cette nouvelle extension, OpenOffice.org est capable d'éditer des PDF, mais aussi de générer des documents hybrides PDF/ODF

OpenOffice.org 3.0 bêta 2 supporte l'import des PDF depuis quelques semaines. Ceci est rendu possible par l'ajout d'une extension développée par Sun Microsystems. Première bonne nouvelle, la compagnie semble vouloir favoriser l'utilisation des extensions pour l'apport de nouvelles fonctionnalités. OpenOffice.org devient donc - enfin - plus modulaire.

Ce greffon, aujourd'hui disponible en version 0.3, fonctionne avec toutes les moutures existantes d'OpenOffice.org 3.0 bêta 2 : Windows, Mac OS X, Linux x86, Solaris x86 et Solaris Sparc. L'import des fichiers PDF s'effectue sous Draw ou Impress (Writer sera supporté ultérieurement). Ce module se limite au format PDF 1.4 (ou inférieur) et ne supportera ni les fichiers protégés, ni les formulaires.

C'est une étape importante qui vient d'être franchie. Elle renforce la position du format PDF en tant que référent du monde de la documentation électronique. À terme, nous pouvons espérer qu'OpenOffice.org pourra créer et éditer des fichiers PDF aussi facilement que des documents ODF ou OOXML.

Cette extension permet également de générer des fichiers hybrides depuis OpenOffice.org. Le PDF intègre alors le document ODF original en son sein. Les outils de lecture des PDF ignoreront cette partie, alors qu'OpenOffice.org pourra l'utiliser pour atteindre une fidélité de rendu sans précédent.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2008/07/07/openoffice_org_relit_les_fichiers_pdf

lundi 7 juillet 2008

Le PDF 1.7 décroche la certification ISO

C'est une excellente nouvelle pour le monde des documents électroniques

Le nouveau standard ISO 32000-1:2008 couvre le format de fichier PDF 1.7. La norme décrit de façon précise ses spécifications. Elle permettra aux programmeurs de développer des logiciels standardisés de création ou de lecture de PDF. L'avenir de ce format dans le monde du document électronique et de la dématérialisation semble donc tout tracé.

"En libérant les spécifications du PDF et en obtenant la normalisation ISO, nous renforçons notre engagement en faveur d'une plus grande ouverture", déclare Kevin Lynch, Chief Technology Officer d'Adobe. "Alors que les gouvernements et les organisations demandent de plus en plus de formats ouverts, la maintenance du format PDF par un groupement externe permettra de continuer à innover et à élargir l'écosystème PDF, qui a largement évolué au cours des 15 dernières années".

Rappelons que deux sous-ensembles du format PDF avaient déjà obtenus la normalisation ISO. Le PDF/A (norme ISO 19005-1:2005) est une version limitée du PDF 1.4, dédiée spécifiquement à l'archivage de documents sur une longue période. Il est toutefois assez limité (ni objets dynamiques, ni fonctions de sécurité). Le PDF/X (norme ISO 15929:2002) se destine aux échanges de données et plus spécifiquement aux imprimeurs.

Avec cette nouvelle norme, des fonctions avancées sont maintenant standardisées : inclusion de fontes de tous types, éléments interactifs (formulaires, annotations, etc.), chiffrement et signatures…

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2008/07/04/le_pdf_1_7_decroche_la_certification_iso

vendredi 4 juillet 2008

Avec Select Plus, Microsoft veut simplifier l'achat de licences en volume

Microsoft veut amener les entreprises à recourir plus largement à l'achat de licences en volume

Le modèle qu'il a imaginé pour les faire aller dans ce sens sera officialisé la semaine prochaine aux Etats-Unis, lors de sa conférence partenaires annuelle. Concrètement, il s'agit de proposer aux clients dotés de 250 postes et plus un nouveau type de contrat baptisé Select Plus. Sa mise en oeuvre en octobre prochain marquera une évolution du programme Select, le système d'achat massif de licences de Microsoft qui cohabitera avec Select Plus.

Ce dernier permet aux entreprises de rassembler facilement l'ensemble de leurs achats de licences, qu'ils soient effectués par plusieurs de leurs département ou filiales, dans un seul contrat afin d'accroître leur niveau de remise. A l'heure actuelle, l'éditeur catégorise les entreprises selon leur niveau d'achat pour leur attribuer des rabais qui varient de 10 à 25%. Select Plus peut en outre être conclu sans date d'expiration, épargnant ainsi aux entreprises de devoir s'engager au bout de trois ans dans des négociations avec l'éditeur.

Outre ces premiers avantages, Select Plus apporte aussi une avancée au niveau du seuil d'accès au programme d'achat de licences en volume de Microsoft. Avec Select, les entreprises doivent s'engager à réaliser un niveau d'achat minimum correspondant à 1500 points par famille de produit selon le système de comptage de Microsoft. Dans le cadre de Select Plus, ce seuil est ramené à 500 points.

[NdR : Pour tout un tas d'autres raisons, le Groupe Logiciel passera très probablement un accord Select Plus pour les établissements qu'il gère. Au premier janvier 2009...]

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-avec-select-plus-microsoft-veut-simplifier-l-achat-de-licences-en-volume-26487.html

Avec Equipt, Microsoft va proposer Office sur abonnement

Equipt. C'est le nom qu'a choisi Microsoft pour baptiser sa prochaine suite logicielle contenant notamment Office, qui sera proposée sous forme d'abonnement

Dans les cartons de l'éditeur depuis plusieurs mois et désigné jusqu'alors sous le nom de code Albany, le produit illustre la volonté de Microsoft d'investir le champ des offres S+S (software et services) dans le domaine de la bureautique : le pack logiciel rassemble en effet Office Famille et Etudiant 2007, Windows Live Care, Office Live Workspace, Live Mail, Live Messenger et Live Photo. Soit une panoplie d'outils accessibles à la fois en local - pour les briques bureautiques et de sécurité - et en mode hébergé pour les autres services.

70 dollars par an

Autre nouveauté, Microsoft s'adresse aux consommateurs en leur proposant une offre sous forme d'abonnement. Il faudra ainsi débourser 69,99 $ annuels pour avoir accès à Equipt, conçu pour aider les consommateurs à « équiper leur PC des services de base », selon Bryson Gordon, chef de produit Office. Le produit sera disponible à partir du 15 juillet aux Etats-Unis, puis rapidement dans d'autres pays. Le montant de son abonnement a été déterminé par ceux de Windows Live OneCare - 49,99 $ par an - et de la licence Office Famille et Etudiant - 149,99 $. Une batterie de bêta testeurs, qui a dû signer une clause de non divulgation, a également participé à la fixation du prix de l'abonnement.

Ne pas laisser trop de latitude aux autres offres

Il ne fait guère de doute que Microsoft, en lançant Equipt, cherche à ne pas laisser trop de latitude aux offres bureautiques concurrentes hébergées, comme Google Docs ou Zoho, ou en mode local, comme OpenOffice ou Lotus Symphony. Autant de produits peu dispendieux, voire la plupart du temps gratuits. L'initiative sera-t-elle couronnée de succès ? Si l'on en croit Louis Naugès, le président de Revevol, la réponse ne fait guère de doute : c'est non. Il nous indiquait ainsi en janvier que le couple services en ligne / client local « est mort. Microsoft continuera à traîner des pieds pour le faire perdurer et ne pas tirer un trait sur les marges énormes issues d'Office. S'il bouge, l'éditeur crédibilise le concept [du tout hébergé, NDLR] sur lequel il n'est pas le meilleur. »

Chez Microsoft, on minimise bien entendu cette volonté de concurrencer les Google Docs et autres Symphony. Pour Bryson Gordon, l'idée est plutôt de s'adresser aux consommateurs désireux d'acquérir une suite de sécurité - comme Live OneCare - mais qui pourraient renoncer à acheter Office pour continuer à utiliser une version antérieure, voire piratée, de la suite bureautique. « Nous avons diminué le prix du ticket d'entrée », résume le chef de produit.

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-avec-equipt-microsoft-va-proposer-office-sur-abonnement-26490.html

jeudi 3 juillet 2008

Michel Serres aux informaticiens : «Inventez !»

Les informaticiens n'en ont pas forcément conscience, mais ils sont en train d'écrire une nouvelle page dans l'histoire de l'humanité

Tel est l'enseignement qu'on peut tirer du discours d'ouverture de l'Université du SI prononcé par Michel Serres ce matin. Le cabinet d'architectes en systèmes d'information Octo Technology organisait, pour la première fois, cet événement, à Paris, les 2 et 3 juillet.

Le but de l'Université du SI, a expliqué François Hisquin, PDG d'Octo, est de rassembler directions informatiques (le parcours « boss ») et développeurs (parcours « geek ») pour une vision d'ensemble du système d'informations et des innovations à lui apporter. Avant ces parcours aux thèmes plus ou moins techniques, le philosophe Michel Serres était invité à donner le coup d'envoi de l'événement en proposant une définition de l'innovation. « Réponse : je ne sais pas. Et les gens qui prétendent le savoir seraient à la fois Moïse, Jésus-Christ, Einstein... » Le philosophe a toutefois suggéré une piste : l'innovation consisterait à « découvrir une source de totipotence » (En biologie, la totipotence est la qualité d'une cellule capable de devenir n'importe quelle cellule spécialisée)

La révolution informatique assimilée à l'invention de l'écriture et à celle de l'imprimerie

Michel Serres s'appuie sur un raisonnement en trois points, qui explorent chacun à leur façon l'impact de l'informatique sur notre société. D'abord l'impact sur le temps. Pour Michel Serres, les grandes révolutions de l'histoire ne sont pas celles des sciences et techniques - qu'il assimile au « hard », par analogie avec l'informatique -, comme la révolution industrielle, mais celles du « soft » : les signes inscrits sur un support, autrement dit liés à l'écriture. Et de pointer le fait que l'invention de l'écriture a fait passer l'humanité de la préhistoire à l'histoire, et a ouvert la voie à de nombreuses inventions : le droit, les villes, la monnaie, la religion du Livre, la géométrie... « A la Renaissance, avec l'imprimerie, il y a eu le même type de révolution », a-t-il souligné, mentionnant les progrès de la science, les débuts du capitalisme, la Réforme, etc. Avec l'apparition de l'ordinateur et d'Internet, « aujourd'hui il en est de même : cela touche le droit, le commerce est accéléré, les associations humaines transformées, les sciences ont fait des progrès considérables... »

Un espace aux distances abolies

Deuxième partie de l'argumentation, l'informatique bouleverse la notion d'espace. Chacun, a expliqué Michel Serres, possède une adresse, ce qui signifie, selon l'étymologie latine, « un espace de droit ». « Mais aujourd'hui, on ne reçoit quasiment plus rien à cette adresse. Nos vraies adresses, ce sont le courriel et le téléphone mobile ; il s'agit de codes qui n'ont rien à voir avec du dur [hard]. » Pour Michel Serres, nous vivons dans un espace topologique, qui n'a pas de notion de distance. « Nous vivons dans un espace dont nous n'avons pas conscience de la nouveauté », a fait valoir le philosophe. Qui explique qu'il faut donc inventer un nouveau droit pour cet espace. Démonstration étayée par une anecdote : il fut un temps, a-t-il raconté, où les forêts étaient des espaces de non-droit, très dangereuses, donc. Puis un jour, quelqu'un a mis de l'ordre de l'ordre dans la forêt de Sherwood. Robin des Bois, dont la signification étymologique serait : le magistrat (porteur de robe, ou Robin) ayant inventé un droit dans un espace de non-droit.

Les capacités cognitives littéralement à portée de main

Troisième et dernier point, le philosophe s'interroge sur le cognitif. Pour lui, les hommes ont perdu la mémoire. Au fur et à mesure des inventions telles que l'écriture, l'imprimerie et aujourd'hui l'informatisation, une de nos capacités cognitives, celle de pouvoir mémoriser les choses, s'est évanouie, estime Michel Serres. Toutefois, poursuit-il, ce peut être un mal pour un bien. Citant un de ses professeurs, il a rappelé que l'ancêtre de l'homme était un quadrupède. Ses bras ont perdu la fonction de portage, « mais il y a gagné un instrument multipotent, la main ! » De même, « le museau a perdu sa faculté de préhension, mais il a gagné une fonction multipotente : la capacité de parler ». « Chaque perte de la mémoire, note Michel Serres, s'est accompagnée de grandes évolutions. Aujourd'hui, qu'allons-nous gagner ? » Cette question se posait en fait directement aux 250 à 300 personnes présentes dans la salle, que le philosophe a mis en face de leurs responsabilités : devant elles, l'ordinateur représente l'ensemble de leurs facultés cognitives. « Tout est là sur votre table, a-t-il conclu. Vous n'avez plus qu'à inventer. »

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-michel-serres-aux-informaticiens-inventez-26486.html

mercredi 2 juillet 2008

Concentration Linux : Xandros s'empare de Linspire

En toute discrétion, le 19 juin dernier, Linspire - qui édite la distribution Linux pour PC individuel du même nom - s'est vendue à son concurrent direct, le Canadien Xandros

Les actionnaires minoritaires dont Kevin Carmony, l'ex-PDG de Linspire, n'ont été prévenus que par courrier le 30 mai (conformément à la loi du Delaware, qui n'impose pas d'assemblée générale pour prendre ce genre de décision).

D'après ce memorandum, Linspire cédera tous ses produits à Xandros (Linspire, Freespire et la plate-forme d'installation CNR -Click'n'Run). La société devra en outre changer de nom et s'appellera désormais Digital CornerStone.

Bien que les deux sociétés n'aient pas encore confirmé officiellement l'information à la presse, Kevin Carmony dénonce déjà sur son blog une opération publicitaire visant d'une part à masquer une mauvaise gestion de l'actuelle direction et d'autre part à faire revivre deux sociétés mal en point. En effet, en acceptant la protection de Microsoft contre d'éventuels non-respects de sa propriété intellectuelle, Xandros et Linspire se sont attirés une mauvaise presse dans la communauté Open Source. Et depuis Ubuntu ou Mandriva ont gagné des parts de marché sur leur coeur de cible : l'ordinateur personnel. Xandros a de son côté fait reparler de lui récemment, grâce au succès des EeePC d'Asus qu'il équipe.

Source : http://micro.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-concentration-linux-xandros-s-empare-de-linspire-2216.html

Ingres a pris 1% du marché des SGBDR en 2007 selon IDC

Le marché mondial des bases de données relationnelles (SGBDR) a progressé de 12,6% en 2007 pour atteindre 18,8 Md$, selon une étude publiée ce mois-ci par IDC

Si cette croissance peut être en partie imputée à la livraison de nouvelles fonctionnalités et innovations, elle est également liée aux fluctuations des taux de change, indique Carl Olofson, l'analyste auteur de l'étude. Avec la faiblesse du dollar, les éditeurs ont en effet vu progresser leur chiffre d'affaires réalisé hors des Etats-Unis.

Le marché a sensiblement conservé la même physionomie que l'an dernier, avec des parts de marché pratiquement équivalentes pour les quatre premiers fournisseurs. Oracle est toujours en tête, avec 44,3% de part de marché (44,4% en 2006 selon IDC) et une progression de 13,3% de ses ventes de SGBDR. Celles-ci ont été tirées par la fourniture d'options comme l'offre Real Application Cluster destinée à supporter le déploiement de la base sur une grappe de serveurs. Au passage, Carl Olofson relève le taux d'adoption rapide rencontré avec Oracle Database 11g, un taux qu'il juge inhabituellement élevé pour une mise à jour majeure.

Des challengers dynamiques parmi lesquels Ingres

IBM, deuxième acteur du marché des SGBDR, pèse moins de la moitié d'Oracle, avec 21% de part de marché (21,2% en 2006). Lui aussi a vu son chiffre d'affaires augmenter de 13,3%. En troisième position, Microsoft détient une part de 18,5% (18,6% en 2006) et a enregistré une hausse de 14% de ses ventes de bases de données en 2007.

Derrière ce trio se placent Sybase et Teradata avec des parts beaucoup plus modestes s'établissant respectivement à 3,5% et 3,3%. A noter toutefois, dans ce paysage constant, la progression de Teradata par rapport aux 2,8% qu'il détenait en 2006.

A eux seuls, ces cinq premiers éditeurs s'octroient plus de 90% du marché des SGBDR. Mais en dépit de cet oligopole écrasant, Carl Olofson tient à souligner le fort dynamisme et le potentiel de croissance des acteurs figurant dans les 10% restants. Parmi ceux-ci se trouve notamment le fournisseur de base de données en Open Source Ingres dont la faible part de marché (1%) en 2007 correspond en fait à une croissance de 206,6%. De même, la part de marché d'un acteur comme MySQL, désormais dans le giron de Sun, est très difficile à estimer.

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-ingres-a-pris-1-du-marche-des-sgbdr-en-2007-selon-idc-26470.html

Mac OS X passe en version 10.5.4

Apple livre une importante mise à jour

Les Macophiles ne pourront pas passer à côté. Cette mise à jour pour Mac OS X (qui passe en version 10.5.4) corrige de nombreux problèmes dans plusieurs composants du système d'exploitation. On citera en vrac : Airport, iCal, Safari et Space.

"La mise à jour 10.5.4 est recommandée à tous les utilisateurs de Mac OS X Leopard. Elle comporte des corrections générales relatives au système d’exploitation qui améliorent la stabilité, la compatibilité et la sécurité de votre Mac", explique Apple.

La mise à jour permet également la prise en charge des formats RAW exploités dans les appareils photo numériques, corrige des soucis d'enregistrements à partir de CS3 d'Adobe etc...

Apple propose également la révision 10.5.4 de Mac OS X Server (version Combo à 677 Mo ou Standard de 133 Mo). On y trouve des corrections de sécurité et des améliorations avec eDirectory de Novell. Pour plus d'infos, cliquez ici

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2008/07/01/mac_os_x_passe_en_version_10_5_4

mardi 1 juillet 2008

Le lundi sans email, une chance qu’on aura jamais

Surchargés en permanence de messages ? Google vient de mettre en place un outil permettant de fermer temporairement son compte

Après les vendredis sans mails, les mardis tranquilles, les Casual Friday et autres inventions de bureau, voilà l’e-mail addict tool. Mis au point par Google, cet outil permet aux utilisateurs de fermer l’accès à leur compte e-mail pour des périodes de 15 minutes.

La fonctionnalité en est encore au stade du développement mais pourrait rendre service aux accros du mailing. Du côté de la firme américaine, les motifs de l’outil serviraient à accroître la productivité des salariés.

L’annonce a de quoi faire sourire même si on en perçoit pas encore, il faut le dire, l’utilité profonde. François Provost, Directeur des Opérations chez GFT inboxx, un fournisseur de solutions d’archivage, abonde dans ce sens : “Je suis toujours étonné de constater que des outils qui préconisent l’immobilisation de l’e-mail sont vantés comme des moyens d’améliorer la productivité. La messagerie électronique est sans doute un de nos plus grands atouts dans le milieu professionnel et restreindre son utilisation semble contredire les raisons pour lesquelles cet outil a été créé ". Et Paf, un point contre les tenants du dilettantisme de bureau.

Cet outil ne fait donc que retarder l’inévitable à savoir la pile de messages qui s’entassent au fil de la journée. Le flux des communications n’est donc pas arrêté, les salariés devant tout simplement se rattraper après. D’autant que les messages obéissent à une logique particulière et jusque là inconnue du grand public.

Bref, a chaque fois c’est pareil, c’est quand on est près à quitter son poste qu’une flopée de messages arrive. De quoi enclencher ce nouvel outil juste 15 minutes avant de partir…histoire d’être certain de ne plus rien recevoir.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2008/06/30/le_lundi_sans_mail__une_chance_qu_on_aura_jamais

Eric Besson clôture les assises du logiciel organisées par l'Afdel

L'Afdel, association française des éditeurs de logiciels, a clôturé hier après-midi, sous le patronage d'Eric Besson, secrétaire d'Etat à l'économie numérique, les « Assises du logiciel » qu'elle a ouvertes le 11 juin dernier

Ces débats se sont inscrits dans le cadre plus large des « Assises du numérique » qui aboutiront, fin juillet, au plan de développement de l'économie numérique demandé par la présidence de la république.

« Lorsque le gouvernement a lancé cette réflexion, les éditeurs de logiciels se sont inquiétés de ne pas avoir été contactés, a rappelé Patrick Bertrand, président de l'Afdel et directeur général de l'éditeur Cegid. D'où l'organisation de ces Assises du logiciel », constituées d'une série de tables rondes sur trois semaines, visant à sensibiliser le secrétaire d'Etat et son équipe aux préoccupations spécifiques de ce secteur. « Les différents intervenants commencent à comprendre qu'il y a une différence entre l'industrie du logiciel et l'activité de services informatiques », souligne Patrick Bertrand, qui mesure le chemin parcouru depuis la création de l'Afdel, il y a deux ans, et se félicite de l'esprit d'ouverture dans lequel se sont déroulées les « Assises du logiciel ».

Les différents modèles de logiciels sont voués à cohabiter

Le déplacement d'Eric Besson, cet après-midi au siège parisien de l'Afdel, attestait d'une première avancée dans ce sens. Le ministre a écouté les dirigeants de cinq éditeurs français lui soumettre les axes d'améliorations à engager pour aider les fournisseurs de logiciels à atteindre la taille critique leur permettant de se développer à l'international, mais également évoquer les différents modèles (ventes de licences, logiciel libre, SaaS...) voués à cohabiter. L'Afdel avait ainsi réuni, autour de Patrick Bertrand, le PDG de Sinequa, Jean Ferré, le DG de Berger Levrault, Pierre-Marie Lehucher, la présidente de Lefebvre Software, Viviane Ribeiro et le président de l'éditeur Open Source Talend, Bertrand Diard.

Développer les formations pluridisciplinaires

Patrick Bertrand a rappelé les particularités de l'industrie française du logiciel et les difficultés qu'elle rencontre dans sa croissance à l'international, en dehors de quelques grands éditeurs comme Dassault Systèmes ou Business Objects (aujourd'hui racheté par SAP). « Il n'y a pas en Europe de marché unique du logiciel, a rappelé Patrick Bertrand, en raison de la barrière des langues et des contraintes réglementaires, ce qui nécessite de simplifier le dialogue entre un acteur privé d'un pays européen et une administration. »

Le président de l'Afdel a énuméré également le besoin de développer le financement de proximité, de favoriser l'accès des PME aux marchés publics (cf le Small Business Act en cours) et, surtout, de renforcer considérablement la formation avec des cursus pluridisciplinaires. « Le secteur de l'informatique recrute mais sur les 200 000 à 300 000 personnes qui lui manquent, il n'y a pas seulement des profils d'ingénieurs. » Pour Patrick Bertrand, cette industrie a besoin de juristes et de spécialistes dans les domaines du marketing, de la levée de fonds, de la qualité, etc.

Eric Besson évoque les efforts en e-administration

« Cela suppose des évolutions des filières universitaires », a confirmé Eric Besson en réponse, en indiquant notamment que Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, allait prochainement faire des annonces dans ce sens. Le secrétaire d'Etat a par ailleurs évoqué les efforts menés dans l'e-administration (secteur sur lequel Berger Levrault est impliqué) en rappelant le projet, qualifié d'ambitieux, mené par Eric Woerth, secrétaire d'Etat au Budget, pour ouvrir un portail de l'administration publique permettant à l'usager d'accéder en ligne « sans couture » d'une administration à l'autre.

Une synthèse des débats menés pendant ces « Assises du logiciel » va être remise à Eric Besson avec l'objectif de lui voir inclure dans son plan les mesures indispensables au développement de l'industrie française du logiciel.

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-eric-besson-cloture-les-assises-du-logiciel-organisees-par-l-afdel-26466.html