vendredi 13 juin 2008

Opera 9.5 est dans les bacs

Cette nouvelle version du célèbre navigateur Internet 'alternatif' est plus rapide et plus aboutie

Opera est bien plus qu'un simple navigateur Internet. Il permet bien entendu de surfer sur le web, mais il intègre également un outil de gestion des courriers électroniques, des groupes de discussions NNTP et des flux d'informations RSS. Il regroupe donc ce que nous trouvons habituellement sous la forme de deux applicatifs distincts (Firefox et Thunderbird ou Internet Explorer et Outlook).

Mais il va plus loin, en proposant un gestionnaire de téléchargements complet (avec support du protocole BitTorent), un outil de prise de note et un module de communication instantanée (protocole IRC). Il convient enfin d'ajouter à cela les widgets d'Opera qui permettent d'installer des centaines de petits utilitaires (ou des jeux).

Du neuf, sous le capot

Opera 9.5 (nom de code Kestrel) est maintenant disponible. La plupart de ses fonctions étaient déjà présentes dans la version précédente (speed dial, navigation par onglets, etc.). L'éditeur a cependant effectué quelques retouches, dont un nouveau design plus compact et plus efficace.

Opera Link offre de synchroniser vos marque-pages et vos notes entre plusieurs versions d'Opera (y compris vers les moutures mobiles du logiciel). La recherche rapide utilise la fonction d'indexation de pages du programme. Si vous vous souvenez d'un mot contenu dans une page visitée précédemment, tapez-le dans la barre d'adresse, et le navigateur retrouvera le site voulu.

Du côté de la sécurité, un système d'anti-hameçonnage et de détection de code malicieux fait son apparition. Le support des certificats EV (Extended Validation) est également de la partie. Enfin, les développeurs profiteront de la présence d'outils particulièrement puissants (Dragonfly).

Les éléments les plus importants ne sont cependant pas visibles. Le moteur a été entièrement revu. Le rendu des pages web est plus rapide, tout comme la gestion de courriers électroniques, des flux RSS et du code JavaScript. Le support IMAP est ainsi quatre fois plus véloce que précédemment.

Nous avons aussi remarqué que l'impression des pages web est en nette progression, avec un résultat bien plus fidèle (et pertinent) que celui généré par les autres navigateurs.

Un effort sans précédent

Opera 9.5 est disponible en 32 langues sous Windows, Mac OS X, FreeBSD (32 bits et 64 bits), Solaris Sparc (en bêta 1) et Solaris Intel. Concernant Linux, l'éditeur a fait un effort considérable en adaptant son navigateur à de multiples distributions, 32 bits ou 64 bits, destinées aux architectures x86 ou PowerPC et sous forme statique ou dynamique.

Voici la liste des distributions Linux supportées de façon native : Debian, Fedora, Gentoo, Linspire, Mepis, Mandriva, openSUSE, Red Hat, Skolelinux, Slackware, SUSE, Turbolinux, Ubuntu, Yellow Dog Linux et Xandros (ouf !). Au besoin, des paquets génériques s'adapteront aux autres distributions Linux.

C'est une initiative qui mérite d'être saluée.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2008/06/12/opera_9_5_est_dans_les_bacs

Microsoft pourrait lancer la prochaine version d'Office l'année prochaine

Une fuite mise en ligne sur un site Microsoft faisant référence à une brique d'Office laisse entendre que la prochaine version de la suite bureautique, nom de code Office 14, pourrait être lancée en 2009

Plus précisément, c'est sur le site Codeplex, destiné aux développeurs, que l'indiscrétion a pu être relevée lundi par nos confrères d'IDS News Service. Elle était incluse dans un article présentant un outil de podcast qui accompagnera SharePoint Server 2009, la solution de portail et de collaboration de Microsoft. La mention « 2009 » accolée au nom de la brique d'Office laisse entendre que la suite bureautique devrait être nommée Office 2009 et être lancée l'année prochaine.

Jusqu'alors, l'éditeur n'a communiqué aucune feuille de route pour ce produit. Toute référence à SharePoint 2009 a été retirée du site Codeplex et l'auteur de la note évoquant la prochaine version de la solution collaborative s'est empressé de publier un commentaire sur le premier blog ayant relayé l'information : « je n'ai honnêtement pas d'idée sur le nom de la prochaine édition de SharePoint. Merci de l'intérêt que vous portez à PKS (Podcasting kit for SharePoint, NDLR). »

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-microsoft-pourrait-lancer-la-prochaine-version-d-office-l-annee-prochaine-26310.html

Les prévisions d'installation de Vista d'ici à 2010 sont passées de 99% à 34%

Encore un sondage qui montre que les professionnels se détournent de Vista. Une erreur de stratégie marketing aurait même contribué à cet échec

Encore un clou dans le cercueil de Vista. Cette fois-ci, le coup provient d'un sondage de la société de bourse Sanford C. Bernstein. Pour conseiller ses clients, cette société s'intéresse à l'accueil que les DSI américaines réservent à Windows Vista. L'an dernier, 31% des 433 décideurs interrogés prévoyaient de déployer Vista d'ici à la fin de cette année et 68% d'ici à 2010.
Las, cette année, ils ne sont plus que 8% à tabler sur un déploiement d'ici à la fin de l'année et 26% d'ici à 2010. En un an d'existence, Vista a donc vu ses prévisions d'achat d'ici à 2010 passées de 99% à 34%.

Les désormais avérés défauts techniques de Vista expliquent cette dégringolade. Avant même de plonger dans Vista, le reproche majeur qui lui est fait est son coût total d'acquisition. Exorbitant puisqu'il faut le plus souvent ajouter à son prix d'achat celui d'une machine dont la puissance permet de répondre à sa voracité. Tout cela pour disposer d'un système aux performances décevantes et qui pâtit d'incompatibilités logicielles et matérielles gênantes.

Les efforts consentis par Microsoft pour améliorer ces derniers points n'ont donc pas empêché la chute de la cote de Vista auprès des professionnels. A cette liste, s'ajoute, selon Charles Di Botta, le responsable du sondage interrogé par un journaliste du blog du Wall Street Journal, une lourde erreur marketing de Microsoft. Plutôt que de s'attacher à convaincre les professionnels, l'éditeur s'est focalisé sur le grand public.

Une erreur d'autant plus incompréhensible qu'évangéliser la masse du grand public n'a aucun d'intérêt : la préinstallation de Vista sur toutes les machines pour cette clientèle la prive de choix. En revanche, les professionnels, qui gardent une relative liberté de décision, restaient à convaincre. Surtout que deux des principaux arguments techniques de Vista s'adressent à eux en priorité : la promesse sécuritaire et la facilité d'administration.

La mévente de Vista n'inquiète pas trop les analystes de Sanford C. Bernstein. Elle n'aura que peu d'impact sur la rentabilité de Microsoft - pour eux, le critère majeur d'appréciation d'une information. Le succès de Windows 7 n'en sera que plus grand puisque rien n'indique une vague d'abandon de Windows sur le poste client pour un autre environnement. Les commentaires à la suite de l'article sur ce sujet sur le blog du Wall Street Journal sont sans appel.

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-les-previsions-d-installation-de-vista-d-ici-a-2010-sont-passees-de-99-a-34-26315.html

jeudi 12 juin 2008

Apple dévoile Mac OS X Snow Leopard

L'infrastructure de l'OS sera revue en profondeur. Mac OS X sera ainsi plus léger et plus performant

En 2009, Mac OS X Leopard (10.5) cèdera la place à Mac OS X Snow Leopard (10.6). Comme le nom de code de ce système d'exploitation le suggère, il ne faudra pas s'attendre à des nouveautés fracassantes. Apple souhaite toutefois revoir l'architecture de son OS en profondeur. Le but est de créer des fondations solides, qui serviront de base aux futurs systèmes d'exploitation de la firme.

La première cible de Mac OS X Snow Leopard sera l'optimisation des performances, en particulier avec les processeurs multicœurs, via la technologie Grand Central. Les capacités 64 bits de l'OS seront également mises à profit pour gérer un maximum de 16 To de mémoire (contre 32 Go aujourd'hui).

Apple compte exploiter la puissance des GPU intégrés aux cartes graphiques,au moyen de l'OpenCL (Open Computing Language). C'est un joli coup de la part de la compagnie, qui fournira une méthode standard et unifiée permettant d'accroître significativement la puissance de traitement des applications.

La sortie de Snow Leopard sera pour Apple l'occasion d'intégrer certaines nouveautés logicielles. Un support de Microsoft Exchange 2007 (dans Mail, Adress Book et iCal) et un nouveau lecteur multimédia (Quicktime X) seront ainsi de la partie. Le navigateur Internet Safari intégrera un moteur JavaScript 53% plus rapide que celui de la version courante (nous pouvons supposer qu'il s'agira de SquirrelFish).

La compagnie annonce enfin le développement de Mac OS X Snow Leopard Server. Au menu, l'intégration du système de fichiers ZFS (de Sun Microsystems), un serveur de carnet d'adresses (protocole CardDAV), un serveur de courrier électronique optimisé et des nouvelles versions de Podcast Producer et du serveur iCal.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2008/06/11/apple_devoile_mac_os_x_snow_leopard

Tout sur la stratégie Linux de Novell

Dans le monde Linux, les choix de Novell tranchent nettement avec ceux de son concurrent, Red Hat. Les distributions proposées couvrent de multiples marchés à partir d'une même souche technique, la SLE

Le secteur Linux ne représente qu'une partie des activités de Novell. Avec un chiffre d'affaires (ce dernier trimestre) de 29 millions de dollars - en hausse de 31% - il monte cependant en puissance au sein de la compagnie.

L'actualité de Novell est chargée, avec la sortie prochaine de l'openSUSE 11 (le 19 juin) et les annonces faites autour de la SUSE Linux Enterprise 11 (SLE) et de SUSE Studio. La SLE 10 est très mature, avec une adoption de l'environnement graphique Gnome (KDE est toujours présent) et un YaST encore plus puissant (et moins intrusif).

Voici un point sur la gamme SUSE Linux Enterprise, l'openSUSE et la participation de la société à des projets open source majeurs, comme OpenOffice.org, Mono, etc.

SLE (1) : desktop, serveur et mainframe

Commençons par les distributions Linux de la compagnie. Toutes sont basées sur un socle commun, la SUSE Linux Enterprise (SLE), forte de 1.500 paquets logiciels. Avec plus de 450 développeurs Linux, la compagnie propose des mainteneurs pour 85% des applicatifs présents dans la SLE (Novell espère atteindre un taux de 100% pour la SLE 11). Ils intègrent patchs et nouvelles versions, mais font aussi redescendre leurs correctifs auprès de la communauté. Un engagement à large échelle pour Novell.

Pour la firme, l'axe « poste de travail » est important. Il est représenté par la SUSE Linux Enterprise Desktop (SLED). Les contrats signés récemment avec PSA Peugeot Citroën et Electronic Corporation sont révélateurs de la bonne santé de ce marché.

Comme son nom l'indique, la SUSE Linux Enterprise Server (SLES) se destine au marché des serveurs, la solution étant adaptée aussi bien aux machines classiques qu'aux solutions HPC (la SLES équipe plus de 70% des serveurs HPC au niveau mondial) et aux centres de données. La virtualisation est un axe fort de la SLES, avec l'intégration de Xen 3 et d'outils d'administration (nous y reviendrons).

Autre produit, la SUSE Linux Enterprise pour System z est adaptée aux mainframes IBM. Ses ventes sont loin d'être anecdotiques puisque cette distribution couvre environ 85% du marché Linux pour les mainframes IBM.

SLE (2) : temps réel et marchés verticaux

L'activité de Novell a cela de particulier qu'elle adresse aussi des marchés spécifiques, souvent ignorés par ses concurrents. La SUSE Linux Enterprise Thin Client est ainsi adaptée aux clients légers, avec comme partenaire Wyse, le leader du marché.

Même stratégie dans le domaine des terminaux de point de vente, avec la SUSE Linux Enterprise Point of Service. Là encore, la compagnie livre des images système prêtes à être installées sur les terminaux des plus grands constructeurs et un backoffice conçu spécifiquement pour ce type d'utilisation.

Plus étonnante, la SUSE Linux Enterprise Real Time permet à la distribution d'aller concurrencer les systèmes d'exploitation temps réels. Elle a été créée en partenariat avec Concurrent Computer Corporation, qui fournit les outils de développement NightStar, ce qui rend cette offre tout à fait crédible (même si limitée aux seuls processeurs x86).

Novell propose enfin un produit qui répond spécifiquement aux besoins des clients utilisant Netware. Novell Open Enterprise Server se veut compatible avec Netware, quoique architecturé autour de la SLES. Un pont entre deux mondes.

openSUSE : la dimension communautaire de Novell

Pour Novell, l'openSUSE est une petite révolution. Il n'a pas été facile de créer une version desktop ouverte et gratuite de la SUSE, alors même que le modèle commercial prédominait jusqu'alors.

Aujourd'hui, le pari semble en passe d'être réussi, une communauté de développeurs s'étant formée autour de cette distribution Linux. La création récente de l'openSUSE Marketing Team permettra de mettre en avant ce système d'exploitation et de lui assurer une large visibilité au sein de la communauté.

L'openSUSE arrivera en version 11 le 19 juin prochain. Quoique Novell ne souhaite pas prendre de risque en y intégrant des éléments instables, l'openSUSE sert d'incubateur pour les nouvelles technologies, qui seront éventuellement intégrées par la suite dans la SLE.

La différence entre l'openSUSE et la SLE réside dans la philosophie de développement. L'openSUSE, avec son rythme de sortie d'environ 18 mois, va définitivement de l'avant, sans regarder en arrière. À contrario, la SLE, avec une durée de vie de sept ans, suppose un effort de backporting (intégration des corrections de bogues dans des versions anciennes des logiciels) et de consolidation important de la part de Novell.

Le Build Service permet aux développeurs tiers de créer des paquetages pour l'openSUSE, mais aussi la SLE et les distributions Linux des concurrents (Debian, Fedora, Mandriva, Red Hat Enterprise Linux, Ubuntu…). L'initiative est excellente. C'est aussi un bon moyen d'augmenter le nombre de logiciels disponibles pour les systèmes d'exploitation créés par Novell.

Repenser le bureau…

Le recrutement de ténors du monde desktop, issus de Gnome ou Ximian, permet à la société de proposer des innovations en terme d'interface. Le but est d'améliorer l'interface homme/machine. Le projet Better Desktop a permis ainsi de concevoir le nouveau menu des distributions Linux de Novell.

La compagnie travaille également beaucoup autour d'OpenOffice.org, en offrant une version spécifique, la « Novell Edition ». Le projet Go-OO offre une version revisitée d'OpenOffice.org 2.4, d'ores et déjà capable de relire les fichiers au format OOXML (Office OpenXML). Elle intègre également un jeu d'icônes de qualité, un support des macros VBA Excel, et des filtres d'import pour les formats SVG, Works, etc.

Une équipe de plus de vingt personnes travaille sur ce projet. Elle a participé à hauteur de 64% à la correction des bogues de ce logiciel en 2007, faisant de Novell le second contributeur d'OpenOffice.org, après Sun.

Certes, certaines de ces fonctionnalités seront présentes dans OpenOffice.org 3.0, mais cette version ne sera pas forcément disponible pour les distributions « supportées » par les éditeurs (pour des raisons de maintien de la compatibilité). Dans cette optique, l'intégration de nouvelles fonctions à la version courante d'OpenOffice.org prend tout son sens.

Nous avons interrogé la société sur le choix de supporter l'OOXML. Pour Novell, il est important de gérer tous les formats, dans un simple but d'interopérabilité. Nos interlocuteurs nous ont cependant avoué avoir une préférence pour l'ODF (Open Document Format). La compagnie compte donc participer largement à l'évolution de cette norme ISO.

… et les outils de développement

L'interopérabilité est aussi la cible de Mono (et Moonlight). Cette implémentation libre de .NET est un projet crucial pour Novell. La firme considère qu'il est essentiel que les applicatifs du poste de travail de demain puissent fonctionner sans modification, quelque soit le système d'exploitation choisi.

Aujourd'hui, un logiciel écrit avec Mono s'exécute sans soucis sous Windows. L'inverse n'est pas toujours vrai, mais l'analyseur de code MoMa (Mono Migration Analyzer) facilitera l'adaptation des programmes.

Virtualisation : main dans la main avec Microsoft

La virtualisation est au cœur de la SLE. Cette dernière intègre ainsi l'hyperviseur Xen 3. Le Virtual Machine Driver Pack permet à la SLE de disposer de pilotes paravirtualisés, pour des performances maximales.

Mais la compagnie va plus loin : lors de la sortie de Windows Server 2008 (et d'Hyper-V), la SLE disposera de pilotes adaptés lui permettant de fonctionner au mieux sur ce système. Plus important, la compagnie va fournir une couche d'abstraction qui adaptera les ordres Hyper-V à Xen. Le but est ici de faire fonctionner Windows Server 2008 de la façon la plus native possible sous la SLE. C'est un effort louable entre Novell et Microsoft.

Avec le rachat de PlateSpin, la compagnie offre de multiples outils facilitant le travail de l'administrateur système. PlateSpin PowerRecon permet d'effectuer l'inventaire des machines, puis de créer des scénarios complets (consommation, espace occupé, nombre de serveurs nécessaires…). PlateSpin PowerConvert se charge de transformer un système physique en image virtuelle et - particularité importante - vice versa.

Dernière pierre de l'édifice, ZENworks Orchestrator est un outil de gestion des hyperviseurs Xen, VMware et Hyper-V (via des adaptateurs spécifiques). Le but est ici d'automatiser les centres de données en permettant la gestion centralisée des machines virtuelles (y compris la migration « live » ou l'archivage). Écrit en Java, ZENworks est 'scriptable' via Python (Jython). Des agents logiciels peuvent également fonctionner à l'intérieur des systèmes d'exploitation virtualisés. Ceci permet par exemple de gérer la charge en temps réel en adaptant le nombre de processeurs ou la quantité mémoire dédiée à un serveur virtuel.

D'autres usages sont possibles : la prévision ou la gestion des pannes, la répartition des machines virtuelles sur les serveurs en fonction de l'état de la climatisation… techniquement, tout devient possible. Voilà qui plairait à HP, qui a fait du data center flexible son cheval de bataille.

Distribution à la demande : un nouveau concept

Nous avons récemment parlé de SUSE Studio, un site web qui permet de créer sa propre distribution Linux, basée sur l'openSUSE. Ce concept intéressera tout particulièrement les éditeurs d'applications. De fait, SUSE Studio se veut aujourd'hui plus simple que le concept de 'méta distribution' applicable à la Debian et plus abouti que les Spins de la Fedora. Novell joue à fond la politique de l'appliance réseau avec cette nouvelle initiative.

Au final, la compagnie propose une gamme complète de systèmes d'exploitation et de services associés. L'innovation est également bien présente : un nombre de développeurs important travaille sur l'évolution de près de 1.500 paquets logiciels open source. Dans le domaine du poste de travail, l'action de Novell se retrouve dans les projets Better Desktop, OpenOffice.org, Mono ou openSUSE. Pour l'infrastructure, le Build Service et SUSE Studio promettent de changer durablement la façon de concevoir des paquets logiciels et des distributions Linux.

Références :
- La gamme Linux de Novell : http://www.novell.com/fr-fr/FR/linux/
- Concurrent Computer Corporation : http://www.ccur.com/
- openSUSE : http://fr.opensuse.org/
- Build Service : https://build.opensuse.org/
- Better Desktop : http://www.betterdesktop.org/
- Go-OO : http://go-oo.org/
- Mono : http://www.mono-project.com/
- MoMa : http://www.mono-project.com/MoMA
- PlateSpin : http://www.platespin.com/
- SUSE Studio : http://studio.suse.com/

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2008/06/10/tout_sur_la_strategie_linux_de_novell

Microsoft dans le collimateur de Neelie Kroes

« Je sais reconnaître une décision intelligente lorsque j'en vois une. Le choix de standards ouverts en est une. »

Cette phrase, issue du discours prononcé par Neelie Kroes, la Commissaire européenne à la concurrence, à l'occasion de l'OpenForum, à Bruxelles, illustre la teneur de son message : il faut privilégier les standards ouverts plutôt que les formats propriétaires. Partant, la représentante de la Commission s'en est pris à mots couverts à Microsoft, dont les efforts visant à donner un statut de standard à son format Open XML risquent d'aboutir à une violation des règles de concurrence.

Certes, Neelie Kroes s'est habilement abstenue de prononcer le nom de Microsoft. Mais, en ponctuant son allocution de multiples allusions au géant du logiciel, elle n'a guère laissé planer de doute : une épée de Damoclès est suspendue au-dessus de Redmond et l'éventualité d'une nouvelle condamnation de l'éditeur n'est pas qu'une vue de l'esprit.

Selon la Commissaire, les standards sont « les fondements de l'interopérabilité », qu'ils soient propriétaires ou non. Mais lorsqu'ils sont imposés par un seul acteur, ils s'avèrent « problématiques, en ce qu'ils ne présentent pas les garanties d'ouverture typiquement inhérentes aux standards ».

De fait, Neelie Kroes estime qu'il faut rester mesuré sur les processus de standardisation et ne pas chercher à standardiser à tout crin : « il est simpliste de croire que, parce que la standardisation apporte parfois des avantages, plus de standardisation induira nécessairement un bénéfice ». Dans la ligne de mire de la Commissaire se profile évidemment la décision de l'ISO d'accorder le statut de standard au format Open XML de Microsoft. Une certification à propos de laquelle Neelie Kroes reste circonspecte : « je ne parviens pas à voir l'intérêt pour les consommateurs d'inclure des technologies propriétaires dans des standards si leurs avantages par rapport à des alternatives non propriétaires ne sont pas évidents ». Et, ciblant toujours implicitement Microsoft, la membre de la Commission européenne se fait presque menaçante, estimant que « si le contexte dans lequel se déroule le processus de standardisation est moins influencé par des questions techniques que par des incitations ou des pressions commerciales, cela risque de finalement déroger aux règles de la concurrence ».

Après avoir condamné l'éditeur en 2004 pour abus de position dominante sur le marché des OS, Bruxelles a ouvert, en début d'année, une nouvelle procédure axée sur Office. Parallèlement, la Commission a envoyé un questionnaire aux différents bureaux européens de l'ISO, pour recueillir des informations sur le processus de standardisation d'Open XML. « Selon vous, y a-t-il eu des irrégularités ou des tentatives d'influencer les débats ou les votes sur la proposition Ecma 376 ? », a demandé Bruxelles. Ecma 376 désignant la demande de standardisation d'Open XML, actuellement suspendue.

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-microsoft-dans-le-collimateur-de-neelie-kroes-26305.html

mercredi 11 juin 2008

Roadrunner devient le supercalculateur le plus puissant de l'histoire

C'est fait. Pour la première fois de l'histoire, un supercalculateur a franchi la barrière du petaflop, soit un million de milliards d'opérations à virgule flottante par seconde

Un exploit signé IBM, grand habitué des première places du Top 500, le classement semestriel des supercalculateurs les plus puissants. L'exploit de Roadrunner - le nom donné au supercalculateur par Big Blue - était attendu depuis quelques semaines, tout comme il y a onze ans étaient scrutées les performances de la première machine à passer le cap du teraflop.

Les capacités de calcul de Roadrunner sont d'autant plus impressionnantes qu'elles dépassent de plus de deux fois celles du supercalculateur jusqu'alors le plus puissant, le système Blue Gene/L, également signé IBM. Il relègue également le supercalculateur offert par l'Etat au Cines à la 4e position du Top 500, alors que Valérie Pécresse, la ministre de la Recherche, s'était fait une joie d'annoncer, la semaine dernière, que la machine était la 3e plus puissante au monde. La prochaine édition du Top 500 devrait être publiée la semaine prochaine.

Pour que Roadrunner parvienne à atteindre ces performances, il aura fallu l'association 6 948 bi-coeurs Opteron et de 12 960 processeurs Cell, ces derniers étant initialement conçus pour les consoles Playstation 3. Le tout étant épaulé par 80 To de mémoire vive et consommera 3,9 MW. D'après nos calculs, Roadrunner devrait se classer parmi les dix premiers systèmes recensés dans le Green 500, l'équivalent du Top 500 pour la performance énergétique. Rappelons que, pour l'heure, les 10 premières places sont squattées par les Blue Gene.

La prochaine étape vers laquelle se tournent les amateurs de records est désormais l'exaflop, soit un milliard de milliards d'opérations par seconde. Cet objectif pourrait être atteint dans une dizaine d'années. C'est ce qu'indique Jack Dongarra, professeur d'informatique à l'Université du Tennessee , selon lequel l'exaflop sera dépassé en 2019. D'ici là, il estime que tous les clusters recensés dans le Top 500 auront franchi le cap du teraflop.

[NdR : Désolé Francis, tu as perdu une place au classement mondial, mais le Cines reste quand même très bien positionné ;-) ]

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-roadrunner-devient-le-supercalculateur-le-plus-puissant-de-l-histoire-26296.html

PC portables : la frontière pro/grand public à tendance à s'estomper

C'est un des principaux enseignements du 4e baromètre de la mobilité de Dell et d'IDC

D'année en année, le PC portable s'impose dans les entreprises françaises. Ces machines représentent désormais 48% des ventes au premier trimestre contre 42% en 2007 et 21% en 2000. Dès l'année prochaine, leurs livraisons devraient être supérieures à celles des desktops (un phénomène déjà observé dans le grand public).

Selon les entreprises interrogées par IDC pour le 4e baromère de la mobilité Dell (grands comptes et PME de plus de 100 salariés), les raisons de ce succès sont connues : meilleure productivité, souplesse, image... Mais cette quatrième édition de l'étude insiste sur d'autres points.

La connectivité aux réseaux haut débit mobile devient un facteur déterminant car elle est considérée comme un vecteur d'efficacité. 75% des entreprises estiment que le Wi-Fi est incontournable, ce taux tombe à 43% pour la 3G/3G+. Mais l'adoption de cette technologie monte en flèche selon IDC : +10% en un an. Globalement, le taux de l'adoption des technologies 3G atteint 43% dans les entreprises (59% dans les grands comptes).

Parmi celles qui ont adopté ce type de connectivité, elles sont 31% à proposer des PC équipés 3G/3G+ dans les grands comptes, soit une progression de 48% en un an. Les investissements devraient se poursuivre puisque le taux de satisfaction dépasse les 80%. Les points à améliorer sont la couverture et la maîtrise des coûts (à quand les forfaits data illimités pour les entreprises ?).

Le laptop est également de plus en plus considéré comme un vecteur de l'image de l'entreprise. 42% des grands comptes sont séduits par des machines personnalisées à leurs couleurs. Un message clair pour les fabricants comme Dell...

Le portable serait également vecteur d'écologie. Au delà de l'effet de mode du 'green IT', 37% des entreprises interrogées estiment que les technologies mobiles s'inscrivent dans une démarche de protection de l'environnement. Pourquoi pas... Une consommation moindre en énergie et des émissions de CO2 raisonnables sont des arguments mis en avant. IDC table sur une tendance de fond qui, à notre avis, demande à être vérifiée dans les faits.

L'usage du laptop par les salariés est également riche en enseignements. 69% des salariés interrogés par IDC emportent leurs machines hors du bureau et le premier lieu d'usage non professionnel est le domicile. Pour travailler, mais aussi et surtout pour se divertir. On assiste à la consumérisation du portable pro, observe IDC.

Finalement, la frontière entre PC portable pro et grand public à tendance à s'estomper dans les usages.

Une tendance qui aura des conséquences dans la stratégie des constructeurs pour qui les deux marchés sont encore très différents.

Preuve de ce courant, les restrictions imposées par les entreprises dans l'usage des portables ne sont pas aussi nombreuses que l'on croit. Si 75% d'entre-elles empêchent l'installation d'application tierces, seulement 58% brident le Web et 33% interdisent la sauvegarde de fichiers. Laxisme ? Pas vraiment puisque la sécurité fait désormais partie intégrante des projets de mobilité. Cette ouverture illustre la volonté des entreprises de fournir à leurs salariés un outil de travail mais aussi un outil à vocation personnelle. Bref, dans le passé les patrons offraient des téléphones portables, aujourd'hui, la tendance serait d'amadouer le salarié avec un beau laptop aussi efficace que divertissant...

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2008/06/10/pc_portables_la_frontiere_pro_grand_public_a_tendance_a_s_estomper

mardi 10 juin 2008

Vienne délaisse Linux et choisit Vista

La capitale autrichienne, un temps tentée par Linux, retourne à grands pas vers Windows

La conversion de Vienne aura été de courte durée. La migration de la ville de Vienne vers Linux, débutée en 2005 sous les meilleures auspices, s’est soldée par un échec pour les tenants du libre. En effet, selon nos confrères de ZDNet, la capitale autrichienne aurait décidé de revenir sur cette migration pour se tourner vers Vista, le dernier OS développé par Microsoft.

Plus de 1.000 ordinateurs, embarquant déjà Wienux, l’OS libre développé par la municipalité, devront eux aussi accueillir Vista. En effet, l’ensemble du parc informatique de la ville (32.000 postes) est concerné. Toutes les machines devraient accueillir Vista ainsi que Microsoft Office 2007. Le montant de la facture devrait atteindre 8 millions d’euros. La migration devrait être terminée pour la fin de l'année 2008.

La migration choisie pour des raisons économiques, avait été votée pour réduire les dépenses informatiques de la ville

Trois ans plus tard, le constat est différent. Pour sa défense, la ville met en avant un impératif technique. Le programme d’apprentissage utilisé par les enfants d’immigrés, soutenu par Microsoft, fonctionnerait mieux sous Internet Explorer. Quelques problèmes auraient été observés lors de l’utilisation du logiciel éducatif avec Wine, une application Linux prévue pour faire fonctionner le navigateur Microsoft sous Linux.

Pour les défenseurs de l’open source, le motif se révèle insuffisant. Une version du logiciel éducatif compatible avec Firefox, disponible en 2009 aurait permis de régler le problème.

Le manque de volonté de la ville a également été critiqué. D’autant plus que le service viennois de gestion des crèches avait mentionné les bons retours obtenus par Wienux. La ville a d’ailleurs souhaité poursuivre le développement de la distribution en le proposant cette fois-ci aux volontaires.

Le changement de direction de Vienne fournit à Microsoft une importante bouffée d’oxygène. En effet, la firme de Redmond est confrontée depuis de nombreux mois à l’activisme 'pro-libre' de nombreuses villes dans le monde (dont Paris, Munich...) et perd de nombreux contrats publics.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2008/06/09/vienne_delaisse_linux_et_choisit_vista

Le nouvel iPhone d'Apple affirme son côté pro

Fonctions dédiées à l’entreprise, 3G+, prix cassé : Apple a tiré les leçons de ses erreurs

Comme prévu, Steve Jobs a présenté ce lundi soir lors de la conférence des développeurs qui se tient à San Francisco, le nouvel iPhone 3G. Un peu plus fin que son grand frère, le terminal était très attendu. Il faut dire que les performances de la première version sont un peu en dessous des attentes : 5,4 millions d’exemplaires ont été écoulés depuis son lancement il y a presque un an alors qu’Apple vise 10 millions d’unités avant la fin de l’année. Pire depuis début 2008, les ventes commencent à se tasser. On connaît les raisons de ces difficultés, la pomme a donc décidé de les corriger une à une.

Enfin la 3G

C’est en Europe que le succès de l’iPhone est le plus mitigé. En cause, l’absence de 3G alors que le haut débit mobile est bien déployé sur le Vieux Continent. Le nouveau terminal est donc compatible Wi-Fi, Edge et UMTS. Surtout, il est également compatible HSDPA (3G+), technologie qui permet un vrai confort d’utilisation de l’Internet mobile… Un bon point d’autant plus que tous les nouveaux concurrents de l’iPhone (Samsung Omnia, HTC Diamond, Nokia N96) sont également 3G+. Par ailleurs, l’autonomie semble avoir été préservée, Apple annonce une durée de fonctionnement de 5 à 6 heures pour le surf, 5 heures pour la voix, 7 heures pour la vidéo et 24 heures pour la musique (300 heures en mode veille).

Un prix beaucoup plus agressif

Jugé trop cher par les consommateurs, interdit de subvention, l’iPhone s’est enfermé dans une niche haut de gamme. Aux États-Unis, le nouvel iPhone 3G sera proposé au prix de 199 dollars (126 euros) pour le modèle 8 Go, et de 299 dollars (189 euros) pour le modèle 16 Go. Les tarifs pour la France n'ont pas été communiqués. "Un an seulement après le lancement d'iPhone, nous lançons le nouvel iPhone 3G qui est deux fois plus rapide et deux fois moins cher" s’enthousiasme Steve Jobs, CEO d'Apple. Et c’est vrai qu’à ce prix, Apple s’ouvre plus grandes les portes du marché grand public. D’un autre côté, Apple a-t-il prévu de dédommager les acheteurs de la première version à 350 euros ? Surtout que tous les opérateurs pourront désormais distribuer le terminal…

Un modèle économique revu

Terminée l’exclusivité signée avec un seul opérateur par pays. L’iPhone pourra être distribué par plusieurs opérateurs et pourra être subventionné. Des offres plus attractives pourront donc être proposées, ce qui manquait cruellement dans certains pays dont la France. Il sera disponible dans 70 pays dès le 11 juillet, chez Orange le 17.

Un positionnement clair

Cet iPhone 2.0 est clairement orienté entreprises. La version 2.0 firmware annoncée en mars tient ses promesses. Il intègre des fonctionnalités pro comme la prise en charge de Microsoft Exchange ActiveSync pour fournir la synchronisation "over-the-air" et en mode "push" des calendriers, des contacts et des e-mails, ainsi que l'effacement du contenu à distance et la prise en charge du système VPN IPsec de Cisco pour l'accès crypté aux réseaux d'entreprises. La suprématie du Blackberry est clairement visée. Windows Mobile également. Avec le GPS, l’iPhone 2.0 complète son arsenal professionnel.

Une plus grande ouverture

Le grand public n’est oublié. GPS, lecture vidéo, nouvelle gestion des SMS, camera, cette nouvelle version inclut également le nouvel App Store, plate-forme de contenus payants et gratuits en ligne (jeux services), à l’image de Ovi de Nokia. Surtout, le système est ouvert au développeurs externes, de quoi retrouver bon nombre d’applications populaires sur le terminal. Enfin, le nouveau service MobileMe qui propose l'envoi en mode "push" des e-mails, des contacts et des calendriers depuis le service MobileMe à partir des serveurs vers les applications natives d'iPhone, iPod touch, Mac et PC. "Désormais, les utilisateurs qui ne font pas partie d'une entreprise utilisant Exchange peuvent bénéficier des mêmes fonctionnalités d'envoi en mode "push" des e-mails, des calendriers et des contacts que les autres. ", a expliqué Jobs.

Avec cette v2, Apple marque beaucoup de points. D’ailleurs, certains analystes viennent de revoir leurs objectifs à la hausse. Mais la concurrence n’est pas en reste : RIM avec un Blackberry tactile, Nokia, Samsung ou encore HTC ont déjà préparé la contre-attaque.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2008/06/09/le_nouvel_iphone_affirme_son_cote_pro